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Les ateliers d'écriture et de lecture au primaire

Inspiré de la démarche des Units of Study du TCRWP

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Tableaux d’ancrage

Aider les élèves à faire mieux

Un texte d’Isabelle Robert

Ça y est! L’année scolaire est bien commencée maintenant. Il est étonnant de constater à quelle rapidité les élèves font de nouveaux apprentissages. Chaque jour, mes élèves de première année apprennent quelque chose de nouveau. En lecture… en écriture… en mathématiques… et dans toutes les autres matières, sans oublier les relations sociales avec leurs pairs.  Ça fait de nombreux apprentissages pour une seule journée. Beaucoup d’apprentissages à chaque semaine. Il est normal de répéter, car les enfants oublient des choses parmi toutes celles qu’ils apprennent

Garder des traces des stratégies à mettre en pratique pour faire de nouveaux apprentissages s’avère essentiel afin de s’assurer de garder en vie tout ce qu’on apprend. Les tableaux sont des outils parfaits pour ça. Ils sont élaborés pour soutenir les élèves dans le développement de leurs compétences, pour les aider à se rappeler comment utiliser une stratégie et comment aller plus loin. Quand je vois des élèves mettre en pratique une même stratégie depuis quelques jours, je me pose toujours la question : « Est-ce qu’ils savent comment faire mieux? » C’est alors l’occasion d’être encore plus explicite dans l’enseignement d’une stratégie importante qui peut faire une différence dans leur travail. Les tableaux d’ancrage de démarche et les tableaux de microprogression sont des outils vraiment utiles pour y arriver. Ces tableaux rendent explicites les étapes du développement d’une habileté. Élaborés avec les élèves, ils sont encore plus efficaces.  

Voici quelques exemples de tableaux que j’utilise en classe pour aider mes élèves à voir comment faire mieux.

Avec mes élèves, nous avons élaboré le tableau de microprogression À quel point j’enseigne à mes lecteurs parce que je voulais les voir écrire un plus grand volume d’écriture sur chacune des pages de leur livre. Nous avons déterminé ensemble les étapes à franchir pour y parvenir. La première étape, destinée aux élèves en début d’apprentissage, consiste à écrire au moins trois étiquettes par page. Pour ceux qui maitrisent déjà cette étape, nous avons déterminé qu’écrire une phrase sera l’étape suivante. Et enfin, pour les scripteurs plus habiles, nous avons établi qu’ils peuvent penser à ajouter plus de phrases pour enseigner davantage aux lecteurs (texte informatif). Tous les élèves peuvent se situer dans ce tableau et sont en mesure de voir ce à quoi ressemble la prochaine étape.

Le tableau d’ancrage de démarche Quand j’écris… a été conçu pour un petit groupe d’élèves qui oubliaient d’écrire les étiquettes, car ils se concentraient sur l’écriture des phrases. J’aurais laissé passer cet oubli, mais je trouvais important qu’ils s’exercent encore à écrire des mots nouveaux de façon isolée pour prendre en note leurs connaissances sur les habiletés phonémiques et graphophonétiques. Ce tableau est donc très utile pour ces élèves.

En lecture, on amène rapidement les élèves à observer les lettres et à utiliser leurs connaissances graphophonétiques pour lire les mots.  Je voulais rendre cette stratégie plus explicite en illustrant le genre de travail qu’on peut faire pour reconnaitre un mot nouveau. Faire le son de la première lettre est un bon départ, mais on souhaite que l’élève regarde plus loin dans le mot pour, éventuellement, se rendre à la fin. Grâce au tableau Je fais le son des lettres, les lecteurs de la classe ont pu réfléchir à ce qu’ils font comme travail en ce moment et ils sont invités à tenter d’aller toujours un peu plus loin dans le mot.

Le tableau d’ancrage Pour rester dans ma bulle de lecture a été conçu parce que mes élèves avaient du mal à se concentrer lors de la période de lecture autonome. On a réfléchi ensemble à ce qu’on devait faire pour être dans une classe qui permet aux lecteurs de rentrer dans leur bulle de lecture, car il est important de s’exercer plusieurs minutes par jour pour grandir en tant lecteurs. Avant ce moment de réflexion, la période de lecture autonome était bruyante, certains élèves se levaient inutilement, d’autres prenaient des livres de leur bac sans vraiment les lire… Bref, l’endurance en lecture ne progressait plus et je devais gérer le groupe, ce qui me laissait peu de temps pour m’entretenir avec mes élèves. À partir du tableau, chacun a réfléchi à ce qu’il fait déjà très bien, pour ensuite réfléchir à ce qu’il trouve plus difficile. Par la suite, chaque élève a choisi un défi à relever pour améliorer son comportement de lecteur et a reproduit le pictogramme de ce comportement sur un papillon adhésif qu’il a collé dans son dossier de lecture.

Ce qui est bien de ces tableaux, c’est qu’ils conviennent à tous les niveaux d’élèves que j’ai en classe, car ils sont conçus pour eux et avec eux. Certains tableaux montrent le chemin à suivre pour progresser. D’autres tableaux démontrent explicitement ce qu’on attend d’eux. À l’aide de ces tableaux, les élèves peuvent se fixer des buts pour augmenter d’un cran ce qu’ils font déjà. Comme tous les autres outils que j’offre à mes élèves pour les soutenir dans leurs apprentissages, ces outils sont temporaires. Prendre un peu de temps pour concevoir de tels outils fait une grande différence pour favoriser l’apprentissage, l’autonomie et l’engagement des élèves.

Aider nos élèves en difficulté en rendant notre enseignement plus clair

Un texte d’Isabelle Robert

Jour après jour, nous enseignons de nouvelles stratégies pour outiller, chaque fois un peu plus, nos élèves à devenir plus compétents lorsqu’ils écrivent ou lorsqu’ils lisent.  Avec les mini-leçons proposées dans les différents modules, nous enseignons de façon explicite ces stratégies importantes et nous gardons des traces de ce travail sur des tableaux d’ancrage pour faire en sorte que ces apprentissages soient durables. On souhaite que les élèves continuent d’utiliser ce qu’ils ont appris le lendemain et les jours subséquents et non que lors de la période de travail qui suit la mini-leçon du jour.

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Ce que nous disent les murs de la classe

Un article de Martine Arpin

« Martine, je pense que toi aussi tu devrais faire du ménage, pendant qu’on range nos pochettes de chaises… ». Il n’y a pas une année où je ne l’entends pas, celle-là!

À la fin de la journée, des piles partout, des post-its, des feuilles, des livres, des notes d’entretiens, un tableau d’ancrage tombé… À la fin du mois aussi. Et de l’étape. Tiens, des enseignantes viennent visiter la classe aujourd’hui ? Heureusement que j’ai ma grande armoire bleue pour camoufler quelques trucs… Mais quand une collègue cherche quelque chose, c’est à moi qu’elle vient demander (hein, Jacynthe !). Ma classe, elle est un peu comme ma tête : toujours pleine et un peu désordonnée, mais bien organisée !

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