Recherche

Les ateliers d'écriture et de lecture au primaire

Inspiré de la démarche des Units of Study du TCRWP

Catégorie

Articles

en construction

Des gestes qui font une différence

Un texte d’Isabelle Robert

Sur les réseaux sociaux et dans les journaux, j’ai vu passer dernièrement un grand nombre d’articles revendiquant une école meilleure, plus humaine et plus efficace. On souhaite un milieu de vie riche et stimulant, un milieu de vie qui donne le gout à tous d’y être. Le modèle du système d’éducation de la Finlande, par exemple, inspire plusieurs d’entre nous.

On réclame, depuis un bon moment déjà, de grands changements de la part de nos dirigeants. On questionne, entre autres, les pratiques évaluatives et l’intégration des élèves qui rencontrent de grandes difficultés. On veut une école plus saine pour tout le monde. Les changements réclamés se produiront-ils un jour? Quelles formes prendront-ils? Des actions concrètes sont attendues depuis des années. Toutefois, les décideurs, qui changent au gré des gouvernements élus et qui doivent se faire une tête sur l’état des lieux durant des mois avant de prendre une décision, annoncent souvent des changements futiles et sans réel impact pour nos milieux.

Lire la suite

Réinventer le livre informatif au 2e et au 3e cycle du primaire

Avec la collaboration spéciale d’Ariane Brunet

J’ai eu la chance d’aller à l’institut d’été De mots et de craie. Pendant 3 jours, j’ai eu la chance de vivre une expérience humaine des plus enrichissantes. Pendant 3 jours, Cheney Munson, formateur au Teachers College, nous a transmis une parcelle de ses nombreuses connaissances et compétences à enseigner l’écriture aux élèves du 2e et du 3e cycle du primaire. Je l’avoue, il est ma nouvelle idole 😉. Le prochain article est consacré à tenter de partager mes plus grands constats, ce qui s’est le plus imprégné dans mon cœur de prof. 

Lire la suite: Réinventer le livre informatif au 2e et au 3e cycle du primaire

Nous avons appris à réinventer le livre informatif, à en faire un livre interactif. Quand je parle de livre interactif, je parle de livres avec des rabats, des pages qui se déplient, des images qui tournent, des schémas, des dessins, des tableaux, des pochettes, des textes ou des images cachées, etc.

Dans ma classe, le livre informatif est un genre que les élèves affectionnent et ils se sentent souvent compétents puisqu’ils peuvent choisir leur sujet. Toutefois, en réinventant le livre informatif et en le rendant interactif, on rend les élèves d’autant plus motivés et surtout, beaucoup plus engagés dans leurs apprentissages. D’ailleurs, l’interactivité du livre permet aux élèves de développer leur créativité ainsi qu’un côté artistique qui est rarement utilisé dans ce type de texte. Ce livre s’écrit en équipe et nous savons que la discussion avec les pairs est une des pratiques les plus efficaces dans l’enseignement de l’écriture (Allington, 2005).

Voici le premier élément que je retiens; on peut s’amuser avec le format du livre que chaque équipe écrira. Il est parfois amusant, tout en conservant la philosophie, les étapes et les grandes lignes, de mettre les ateliers à notre couleur. L’observation de nos élèves est de mise pour s’assurer que nos ajustements tiennent compte de l’évolution et de l’intérêt de nos élèves.

Mon deuxième constat concerne la collecte d’informations. Dans ma classe, la plus grande problématique concernait la prise de notes. Il est très difficile pour les élèves de synthétiser les informations sans les recopier dans leur propre livre, ce qui est tout à faire normal puisque la synthèse est une des habiletés intellectuelles les plus complexes selon la taxonomie de Bloom. Cheney Munson nous a proposé une démarche différente qui permet de prendre des notes efficaces et de devenir des experts de son propre sujet avant d’écrire son livre. J’ai compris que l’on peut ajuster le temps que l’on passe sur la planification, l’écriture du livre et la révision. À son avis, la phase de collecte d’informations peut prendre presque une semaine complète. Une semaine où l’on alterne :

  • la présentation de livres modèles
  • la recherche d’informations (que l’on peut présélectionner pour les élèves)
  • les mini-leçons (pour entre autres, savoir prendre des notes efficaces)
  • une écriture ou des écritures sur demande pour synthétiser des informations
  • des jeux de vocabulaire avec les mots en lien avec le thème.

Je comprends maintenant l’importance que l’élève devienne un expert de son sujet, qu’il soit en mesure d’en parler et qu’il internalise les informations qu’il a recueillies avant d’écrire le livre au complet.

Mon dernier constat est le pouvoir du travail d’équipe. Je pense que tous les enseignants qui enseignent les ateliers d’écriture sont déjà convaincus que la collaboration avec les pairs est une des pratiques les plus efficaces puisque les élèves discutent de leurs textes, les améliorent ou trouvent des idées à l’aide de leurs pairs. À l’Institut, Cheney m’a fait comprendre que l’on peut aller encore plus loin. Pourquoi ne pas écrire le livre en équipe? Évidemment, la phase de recherche se fait davantage de manière individuelle, mais on peut les ramener en petits groupes fréquemment pour partager leurs nouvelles connaissances et les regrouper quand vient le temps d’organiser la structure du livre et d’écrire les chapitres. En discutant avec mes collègues, je me rends compte qu’il existe un malaise à évaluer les textes collaboratifs puisqu’il peut être difficile de se faire une idée de ce que l’élève est réellement capable d’écrire. Ma réponse se déploie en trois sous-réponses. Premièrement, pourquoi sommes-nous à l’aise d’évaluer des travaux d’équipe en sciences, en arts, en univers social, mais pas en écriture? Peut-être faut-il revoir notre façon d’évaluer l’écriture. Peut-être faut-il délaisser l’exactitude d’une note très précisément accordée à l’élève pour mettre plus d’énergie sur ce qu’il apprend, le type d’auteur que l’élève devient; redonner la place à l’apprentissage. Deuxièmement, les entrevues permettent de savoir ce que l’élève est capable de faire seul, de voir ses progrès, de cerner ses prochains pas. Il est donc primordial de se fier aussi à ces observations et ces conversations et non seulement à la production finale. Finalement, le but premier de l’école est d’apprendre, n’est-ce pas? Nos choix pédagogiques devraient donc être guidés en ce sens. L’évaluation devrait être planifiée, certes, mais je ne crois pas que nos choix pédagogiques devraient se faire en fonction de la simplicité de l’évaluation, mais toujours en fonction de l’apprentissage et de l’évolution de nos élèves.

Finalement, je retiens que le bonheur d’écrire, d’enseigner et de planifier reste le vecteur premier pour amener nos élèves à être de bons auteurs; des auteurs qui écrivent avec le cœur. Je souhaite que ce texte vous donne envie de vous amuser avec les livres interactifs et d’être créatifs avec votre planification tout en réfléchissant aux meilleures façons de faire évoluer vos petits auteurs.

Écrire, c’est du gâteau!

Un article de Martine Arpin

Les groupes d’élèves sont toujours différents. Malgré des pratiques que l’on sait exemplaires, malgré une séquence d’enseignement qui a fait ses preuves et avec laquelle j’ai de plus en plus d’expérience, des défis se présentent chaque année, et chaque année, ils sont différents.

Cette année, je sens que l’engagement est particulièrement difficile pour mes élèves. Le temps de disponibilité lors des mini-leçon est au minimum. Peu d’élèves semblent mettre en pratique le contenu des leçons. Je l’explique de différentes façons (parce que le premier pas vers une solution efficace est de trouver la cause du problème…): l’âge des élèves (plus du tiers des élèves sont nés en juillet, août et septembre, et personne en octobre, ni en novembre… à 6 ans, ça fait une grande différence!), les différents besoins particuliers, dont plusieurs en lien avec l’aspect réceptif de la communication, les fragilités affectives, les effets de la gestion de la pandémie…

Lire la suite

L’amour à travers les yeux de Matt de la Peña

Un article de Martine Arpin

En lecture, nous travaillons avec les élèves les stratégies de compréhension du langage littéraire. Plus les lecteurs évoluent, plus les livres qu’ils lisent sont étoffés, moins les éléments sont explicites et plus le langage utilisé peut amener des confusions. Les élèves sont capables de décoder les mots qu’ils lisent, mais peuvent avoir de la difficulté à en comprendre le sens. Dans les textes narratifs, nous enseignons aux élèves à porter attention à la façon dont l’auteur s’amuse à jouer avec les mots de façon inventive, à s’arrêter, remarquer et comprendre son intention. Nous les encourageons à relire, visualiser le sens en jouant la scène, discuter avec un partenaire. Nous leur enseignons à comprendre les comparaisons en réfléchissant au texte, à l’ambiance créée et à l’intention de l’auteur, à remarquer quand un mot est utilisé dans un autre sens que celui pour lequel nous avons l’habitude de l’utiliser, par exemple dans les expressions et les métaphores.

Lire la suite

Ce sera bientôt la dernière journée…

Un article de Martine Arpin

Ce sera bientôt la dernière journée de l’année scolaire. Ce sera la grande fête dans la cour de l’école:  barbe à papa, maïs soufflé, friandises glacées, jeux gonflables, maquillages, jeux d’eau… Quand je regarderai mes élèves courir partout, s’amuser, rire, je repenserai à la première journée d’école, le 31 août dernier. J’avais noté ceci:

Lire la suite

Quand vient le temps de publier…

Un article d’Isabelle Robert

 

Souvent, nous avons des questions au sujet de la publication. « Est-ce que je dois passer après l’élève pour corriger les fautes qui restent? Est-ce que les élèves doivent réécrire au propre? Est-ce que je peux exposer des textes qui ne sont pas parfaits? Est-ce que je peux écrire les textes à l’ordinateur? Est-ce que les élèves peuvent les écrire à l’ordinateur? … » Pas toujours facile d’y répondre… Il y a certainement plusieurs éléments à considérer.

Tout d’abord, réfléchissons à cette étape du processus : la publication. Publier un texte veut dire le rendre public. Ici, la plupart du temps, l’attention sera portée sur un texte en particulier. La publication est considérée comme l’étape finale du texte (quoique des textes sont parfois réédités!).

Lire la suite

Le cahier de l’enseignant, outil privilégié pour les petits groupes

Un article de Céline Beloeil

Sur le blogue et sur Facebook, je lis de nombreuses questions sur les carnets d’auteurs : cahier ou feuilles volantes ? Quel format ? Crayons de bois ou stylo ? J’avoue que j’ai peu de réponses à ces questions, ma pratique changeant d’année en année et en fonction de mes besoins. Cependant, s’il y a une chose sur laquelle je ne varie pas, c’est mon cahier de l’enseignant. Lire la suite

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑