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Les ateliers d'écriture et de lecture au primaire

Inspiré de la démarche des Units of Study du TCRWP

La poésie, reflet du coeur

Un article de Martine Arpin

Quand j’écris de la poésie( extrait, Mireille Levert)

La poésie

c’est avoir des yeux

dans le trou des yeux

dans la paume des mains

au bout des doigts

sur le ventre

Mais surtout

dans le coeur (…)

La poésie

c’est voir ce qui est invisible

J’aime entendre et voir des experts parler du sujet qui les animent.

Que ce soit Kim Thuy qui parle d’écriture, Romain Druris jouant le rôle d’un Gustave Eiffel qui s’enflamme devant les ouvriers et qui a réponse à tous ceux qui s’opposent à son idée, mon fils qui parle de sa dernière pratique de hockey ou mon élève de première année qui me parle de son chien, ils ont tous en commun que leur gestuelle parle autant que leurs mots, et leurs yeux ont la même lueur… C’est magnétique et inspirant.

Entendre Georgia Heard parler de l’importance de la poésie dans la vie de nos jeunes élèves m’a créé cet effet. En ce début de dernier droit de l’année scolaire, alors que j’aime bien aborder ce genre littéraire avec les élèves, je partage aujourd’hui avec vous mes réflexions après avoir assisté à une conférence de Georgia Heard offerte par le Teacher’s College en mars dernier.

Pourquoi la poésie?

Nous avons tous une vie intérieure, et sans cette vie intérieure, nous serions une coquille vide. C’est ce qui nous rend humain, unique. La poésie est le reflet de cette vie intérieure. En éducation, nous devons porter attention au cœur des enfants autant qu’à leur esprit. Cela permet de reconnaitre et de respecter l’être humain qu’ils sont. Les enfants doivent savoir que nous vivons toutes sortes d’émotions à l’intérieur, que c’est normal, et qu’on peut écrire à ce sujet.

Pour certains enfants, la poésie sera la porte d’entrée dans l’écriture et dans la littératie. Comme la poésie est un genre littéraire habituellement plus court, certains verront à travers le travail de poète qu’ils peuvent exprimer des idées complexes et démontrer leurs aptitudes. Parfois, c’est le genre qui leur permet de briller enfin. Je n’oublierai jamais l’étincelle dans les yeux de K., une enfant de 8 ans avec de grandes difficultés d’apprentissage, mais surtout d’estime de soi, le jour où elle a écrit son premier poème, en s’inspirant d’une émotion forte qu’elle avait vécue et s’est exclamée: « C’est moi qui a écrit tout ça? Je ne savais pas que j’étais capable! » Quand un enfant réalise qu’il peut écrire, alors il apporte avec lui son identité d’auteur compétent dans les autres genres et les autres aspects de son écriture. En poésie, notamment, on utilise des procédés littéraires empruntés à tous les autres genres (certains diront que ce sont plutôt les autres genres qui empruntent à la poésie…), ce qui en fait un terreau fertile pour le transfert des apprentissages.

[Sans titre]

Je suis couchée
sur le lit
j’attends le docteur. J’ai peur.

Peur de mourir.
Mais ce que je sais,
C’est que je veux
Faire confiance au docteur
Alors

Je prends la main de ma mère
Je serre fort.
Je peux faire confiance au docteur. Inspire. Expire. Cœur.
J’ai confiance au docteur.

K., 8 ans.

Aussi, la poésie donne de l’espace et du temps à chacun pour réfléchir, ressentir, se connecter avec soi-même. Nous connaissons les bienfaits de la pleine conscience.  La pleine conscience, ce n’est pas d’être toujours heureux. C’est d’être en vie, présent, empathique envers soi-même et envers les autres. C’est ralentir, prêter attention à ses émotions, aux petits moments. Voir la beauté dans l’ordinaire. La poésie fait exactement la même chose.

Trucs pour les enseignants

Un poème, c’est exprimer sa propre voix. C’est dire la vérité sur ses expériences et ses émotions, sur sa vie. Nous sommes tous des poètes!

Lorsqu’on construit une maison, les poutres, les fondations et le revêtement extérieurs sont essentiels, mais ce n’est pas ça qui en fait un endroit où il fait bon vivre. Il y a une différence entre une maison et un « chez-soi ». C’est la même chose en poésie. Il y a des règles, des formes, des procédés que l’on peut enseigner, mais ils ne font pas le poème. Ils sont au service de ce que l’auteur veut exprimer, au service du cœur.

Une recette pour écrire de la poésie :

Écrire chaque jour

Regarder et observer

Penser aux émotions que l’on vit

Penser aux questions que l’on se pose

Écrire

Laisser reposer

Revenir

Il faut penser à ce qui se passe à l’intérieur de soi, à ce qui fait battre notre cœur plus fort:

Quelqu’un qui aime, quelqu’un qui meurt, regarder les étoiles, observer ses enfants…

On peut faire du modelage à partir d’un poème que l’on veut écrire.

Explorer.

Écrire beaucoup de poèmes que nous avons envie d’écrire

Parfois, il faut aussi s’enlever du chemin et laisser l’imagination des enfants se déployer librement… (oh que j’aime cette image…)

Où trouver de la poésie?

Demandez à un, dix ou mille poètes, ils vous répondront sensiblement la même chose. J’avais d’ailleurs fait l’exercice au moment d’adapter le module Écrire de grandes pensées en poésie (Collection Les ateliers d’écriture, Chenelière) :  Elle est partout. En nous, et autour de nous.

Poésies pour la vie (extrait, Gilles Tibo)

La poésie habite dans les livres mais aussi dans les étoiles,
sur la lune,
dans les arbres.

La poésie
ressemble à la vie,
celle des jours
comme celle des nuits
La poésie c’est :
lancer un ballon sur le soleil,
attraper un poisson sous l’arc-en-ciel,
faire un tour de vélo
dans les bras de l’été,
attraper une coccinelle
et la laisser danser,
boire tout l’océan
dans un petit verre d’eau,
et détacher le ciel pour qu’il s’envole très haut […]

On peut trouver de la poésie dans notre cœur, notre regard sur le monde, nos observations, nos préoccupations à propos du monde qui nous entoure, nos émerveillements, notre curiosité, notre mémoire et nos souvenirs. On peut aussi inviter les élèves à écrire avec la perspective (la voix) de quelque chose. Parfois, ce masque peut aider à provoquer une étincelle pour l’imaginaire.

Comment amener la poésie dans le quotidien de la classe

(et pas seulement dans un module précis)

-Étudier un poème une fois par semaine et en discuter (15 à 30 minutes)

-Utiliser un poème comme lecture partagée ou lecture à voix haute, ou comme modèle lors de l’atelier de lecture.

-En lecture partagée ou interactive, aller plus loin, plus en profondeur : voir si au fil des jours on ressent la même chose à travers ce poème, remarquer les images/métaphores, remarquer la ponctuation… Souvent, cela permet d’aimer le poème encore plus!

-Lire un court poème chaque jour

-Lire différentes sortes de poèmes, sur différents sujets

-Demander aux élèves de collectionner ceux qu’ils aiment, ceux qui leur parlent particulièrement

-Inclure la poésie dans nos rituels (par exemple, pour les transitions, au lieu d’une chanson)

-Commencer la journée avec un poème et en discuter

-Avoir un « bac de poèmes » sur les tables des élèves à différents moments dans l’année.

-Ajouter de courts poèmes aux sacs de lecture

-Relier les poèmes aux autres matières

-Relier les poèmes à l’actualité

La poésie et le vocabulaire

En poésie, on doit trouver les mots justes pour dire que ce que l’on veut exprimer de la bonne façon. C’est un contexte idéal pour travailler le vocabulaire. On doit trouver l’image, et surtout le son, pour que tout colle ensemble. La rime n’est pas la seule « colle », on peut même chercher à s’en éloigner au départ, pour que les enfants n’associent pas que cet aspect à la poésie.

Comme les poèmes sont des textes courts, il s’agit d’une bonne opportunité pour s’attarder aux sons, à la précision, à l’orthographe, au vocabulaire, aux façons de jouer avec les mots et avec la langue (assonance, allitération…). Par exemple, porter attention au son du serpent, sssssss, et l’intégrer dans un poème qui parle du serpent.

Le requin

Le requin
Attentttttion !
Le requin s’avancccccce.
Il glissssssse douccccccement vers sa proie. Il a faim.
Il sssss’approche. Il ouvre la gueule.
Chlak ! Clic ! Clac !
À l’attaque !
Il croque sa proie calmement.

Raphaël, 8 ans

Et aussi…

Pour être confortable pour enseigner la poésie, il faut souvent se placer en posture d’apprenant :  apprendre aux côtés de ses élèves. Vous devez trouver un poème que vous aimez, et vous demander pourquoi vous l’aimez et ce qu’il vous fait ressentir. On peut aussi faire cet exercice avec les élèves :  présenter quatre poèmes sur des sujets différents, et écrits différement. Chacun chosit son poème préféré, et ils se placent en petits groupes et en discutent :  que ressentent-ils? Que signifie-t-il pour eux? L’enseignant peut aussi se placer dans un groupe.

Il n’y a pas d’intérêt à faire de la poésie si on ne fait pas de lien avec le cœur. Pour parler des procédés littéraires, on peut se demander : « Comment ce poème nous a fait ressentir ___ (la peur, la peine, la joie, la beauté…) ». On relit, et on le découvre ensemble. On doit partir de l’intérieur.

On peut aussi enseigner à bien lire un poème :  les strophes (c’est le nombre de parties à ton poème, le nombre de « salles »), les brisures de lignes (petites pauses entre les strophes), les espaces blancs (les poètes jouent avec les silences, il faut les honorer en lisant), mais aussi, pour bien lire un poème, il faut le connaitre, le comprendre et le ressentir. Il faut saisir sa « personnalité », c’est ce qui dictera la façon de le lire. C’est une jeu d’interprétation.

Publication

En poésie, (presque) tout est permis. Lors de la publication, on veut s’amuser!  Jouer avec les polices d’écriture, afficher des poèmes dans la ville, créer un café littéraire, ou un événement de lecture de poèmes…

La poésie doit être vivante, naturelle.

Elle doit venir de l’intérieur.

Elle peut faire partie de la classe.

Écrire sur les émotions permet de se comprendre soi-même, de comprendre les autres et de tisser des liens. C’est une façon de se connaitre, de créer la communauté (oui, cette expression est en surexposition dernièrement, mais il n’y a pas d’apprentissage sans lien, sans cette communauté, alors utilisons bien les outils que nous avons déjà pour la rendre plus forte…). Elle peut être une base solide pour connecter de nombreux apprentissages qui seront transférables dans toutes les sphères d’un environnement d’apprentissage riche, équilibré et surtout efficace en littératie. Il n’y a pas de meilleure raison pour l’intégrer à la routine de la classe bien avant le module du mois d’avril, mai ou juin…

Et vous, qu’est-ce qui fait battre votre cœur plus vite et plus fort?

Références et suggestions

Écrire de grandes pensées en poésie, Collection Les ateliers d’écriture, Chenelière Éducation

Quand j’écris avec mon coeur, Mireille Levert, Éditions de La Bagnole

Poésies pour la vie, Gilles Tibo et Manon Gauthier, Éditions de l’Isatis

autres suggestions littéraires en poésie (mai 2021) :https://www.demotsetdecraie.ca/wp-content/uploads/2021/04/Amanda-Suggestions-de-po%C3%A9sie.pdf

Une nouvelle série documentaire sur la poésie, animée par David Goudreault, Du monde des mots, première le 6 mai, sur ICI ARTv. (https://ici.artv.ca/emissions/du-monde-des-mots/

La danse, Savannah, 8 ans.

Il y a de la musique qui joue dans l’air La danse
Les bras bougent avec le cœur

La danse
Les pieds bougent les cheveux volent dans les airs
La danse
La danse

La chicane, J. 8 ans

Tu es comme un volcan qui est en éruption

Un volcan et la lave coule. C’est tes larmes.
Tu es comme
du tonnerre

qui grogne dans les airs avec ses amis éclairs de pluie explosion explosion explosion

L’univers, Laurie D., 8 ans

  • –  Maman, pourquoi l’univers a des planètes ?
  • –  Ma chérie, c’et pour y habiter.
  • –  Maman, pourquoi dans l’univers il y a des trous noirs ?
  • –  Ma chérie, c’est pour nous aspirer.
  • –  Maman, pourquoi dans l’univers il y a un soleil ?
  • –  Ma chérie, c’est pour qu’il fasse plus chaud.
  • –  Maman, pourquoi il y a des milliers d’étoiles ?
  • –  Ma chérie, c’est pour que la nuit soit plus belle.
  • –  Maman, pourquoi l’univers est tout noir ?
  • –  Ma chérie, c’est pour la nuit.
  • –  Maman, pourquoi l’univers est infini ?
  • –  Ma chérie, c’est pour que les parents aiment leurs enfants

à l’infini…

La lecture partagée chez les grands

Dans la classe de 5e année d’Isabelle Denis

Lors de la parution du dernier texte de Martine, La lecture partagée et Half Moon Run, Marie-Ève, une enseignante, a posé la question suivante : Est-ce qu’il y a des profs du 3e cycle dans la salle qui font la lecture partagée avec leurs élèves? Martine et moi avons alors avancé l’idée que la formule de lecture à voix haute interactive semblait plus appropriée chez les grands.

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Une combinaison de facteurs pour rendre la lecture autonome profitable et engageante

Un article d’Isabelle Robert

Dans la plupart des classes, une période quotidienne de lecture autonome fait partie de la routine. C’est très bien comme ça. Pour former des lecteurs pour la vie, il est important de développer des habitudes de lecture. De fréquentes périodes de lecture autonome y contribuent. Une journée sans minutes pour lire de manière autonome doit être rare, voire exceptionnelle.

Cependant, pour que la lecture autonome soit profitable, la mise en place de conditions gagnantes est nécessaire. En plus de la fréquence de ces périodes de lecture, d’autres facteurs sont à considérer. Une période de lecture autonome de qualité permet à l’élève de vivre sa vie de lecteur en profitant à la fois de l’accompagnement d’un enseignant qui aime la lecture et en baignant dans la grande communauté de lecteurs qu’est la classe.

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La lecture partagée et Half Moon Run

Un article de Martine Arpin

Mon frère et moi, nous sommes très différents :  une volubile et un discret, une impulsive et un réfléchi, un sportif et une spectatrice…

Notre différence d’âge semble avoir fondu au fur et à mesure qu’on a grandi, mais il est quand même encore mon « p’tit frère », et malgré nos différences, nous avons certains intérêts communs, comme la musique, la lecture, la cuisine, ne pas faire la vaisselle et trouver lequel de nous deux trouvera la meilleure astuce pour voler le gâteau de fête de l’autre…

La première fois que je suis allée voir un spectacle dans une grande salle avec mon p’tit frère, c’était pour sa fête. C’était son premier « grand show », à Montréal, au Centre Bell (qui avait un autre nom à ce moment-là). C’était la première fois qu’on faisait une activité « juste nous deux », sans les parents. Un passage à la vie de grands.

Et au moment où le groupe a entamé la troisième chanson, parmi les plus connues de son répertoire, et que tout l’amphithéâtre s’est mis à chanter le refrain à tue-tête, je me rappelle avoir saisi le bras de mon frère pour lui dire : « Écoute! Écoute comme c’est beau!». C’était ce moment que je voulais partager avec lui. Ce que je voulais qu’il retienne de cette expérience: cette communion, ce frisson.

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Lire des ensemble de livres pour grandir en tant que lecteurs!

Dans la classe d’Isabelle

Le mois dernier, les textes informatifs étaient à l’honneur en classe. Mes lecteurs ont reçu un enseignement spécifique pour ce genre littéraire afin de développer des habiletés à lire des livres informatifs. Depuis quelques années, je travaille à former des ensembles de trois à cinq livres portant sur un même sujet. Ce n’est pas toujours facile car, pour mes lecteurs débutants, je dois aussi tenir compte des niveaux de lecture. J’arrive tout de même à en proposer quelques-uns. Il est important de donner à mes élèves la chance de lire des ensembles de documentaires portant sur un même sujet, car j’enseigne que lorsqu’on veut faire grandir nos connaissances à propos d’un sujet, il est bon de lire plusieurs livres sur ce celui-ci. De cette façon, on accumule des connaissances, on fait des liens, on compare, on s’approprie un vocabulaire spécifique au sujet et on approfondit nos connaissances.

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De l’importance de miser sur l’identité de lecteur

Un article de Martine Arpin

Un élève de première année, pour qui l’apprentissage de la lecture est particulièrement difficile, trouve un livre à la maison sur les moyens de transports. Il pense tout de suite à un autre élève de la classe qui ADORE et connaît tout ce qui a un moteur. À la maison, il place des post-its aux (nombreuses) pages qui vont, selon lui, intéresser l’autre. Le lendemain, il arrive dans la classe, et la première chose qu’il fait est d’aller voir l’autre en lui disant : « J’ai un livre à te prêter. Je pense que tu vas l’aimer, ça parle de plein de camions. Tu me le rapporteras quand tu vas avoir fini. Je te le prête plein de jours si tu veux. ». La chance que je sois juste à côté pour entendre cette conversation! Ce ne sont pas les meilleurs copains, ils n’ont pas la même personnalité, ni les mêmes intérêts, mais ils ont une chose importante en commun: Ils sont lecteurs! 

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L’importance du travail en petits groupes dans les ateliers d’écriture

Un article d’Isabelle Robert

Dans la structure de l’atelier d’écriture, il est prévu que l’enseignant réserve du temps pendant la période d’écriture autonome pour faire des entretiens individuels et pour travailler avec un petit groupe d’élèves. Intégrer des séances de travail en petits groupes au sein des ateliers d’écriture comporte de nombreux avantages. Si le travail avec un petit groupe d’élèves ne fait pas encore partie de vos ateliers, je vous encourage à intégrer cette pratique à votre routine. Pourquoi?

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Écrire, c’est du gâteau!

Un article de Martine Arpin

Les groupes d’élèves sont toujours différents. Malgré des pratiques que l’on sait exemplaires, malgré une séquence d’enseignement qui a fait ses preuves et avec laquelle j’ai de plus en plus d’expérience, des défis se présentent chaque année, et chaque année, ils sont différents.

Cette année, je sens que l’engagement est particulièrement difficile pour mes élèves. Le temps de disponibilité lors des mini-leçon est au minimum. Peu d’élèves semblent mettre en pratique le contenu des leçons. Je l’explique de différentes façons (parce que le premier pas vers une solution efficace est de trouver la cause du problème…): l’âge des élèves (plus du tiers des élèves sont nés en juillet, août et septembre, et personne en octobre, ni en novembre… à 6 ans, ça fait une grande différence!), les différents besoins particuliers, dont plusieurs en lien avec l’aspect réceptif de la communication, les fragilités affectives, les effets de la gestion de la pandémie…

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Ateliers d’écriture : Cinq astuces pour rendre plus autonomes les élèves qui rencontrent des difficultés

Un texte d’Isabelle Robert

Il y a plusieurs années, alors que j’étais à la recherche de stratégies efficaces pour enseigner l’écriture, j’ai découvert les ateliers d’écriture du Teachers College, et ce, avant même que les ouvrages ne soient traduits et adaptés en français. Dès l’expérimentation des premiers ateliers, j’ai été témoin de changements importants dans ma classe: des élèves plus motivés, rapidement engagés, compétents, et surtout, des auteurs qui éprouvent du plaisir à écrire.

Enfin, j’avais trouvé des stratégies d’enseignement efficaces pour cultiver le gout d’écrire et rendre les apprentissages durables! Ce que j’observais me réjouissait : une communauté d’auteurs qui réfléchissent, qui prennent des risques et qui aiment partager ce qu’ils font ou ce qu’ils essaient de faire. Je n’enseignerais plus autrement.

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Enseignement en ligne ou faire du mieux qu’on peut dans les circonstances…

Dans la classe de Martine

Derniers préparatifs avant le grand jour demain…

Le retour de l’enseignement en ligne.

On sait tous ce que ça vaut, mais comment faire du mieux qu’on peut sans surcharger les familles? Comment rendre ce moment signifiant et productif?

D’abord, les élèves ont reçu une vidéo qui les invite à préparer leur « boite d’apprentissage », et une photo de Muscade, la mascotte de la classe, déjà prête.

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Soutenir la révision pour les scripteurs débutants… et les grands aussi!

Dans la classe de Martine

Au moment d’écrire ces lignes, nous terminions le module Écrire des récits inspirés de nos petits moments. Les élèves ont révisé le texte qu’ils voulaient publier. Pour les scripteurs débutants, un outil visuel et individuel est vraiment aidant pour soutenir ce travail. Pas besoin de chercher à créer l’outil parfait: quoi de mieux que le tableau d’ancrage de la classe, ainsi que les post-its (je n’arrive toujours pas à ajouter papillons adhésifs à mon vocabulaire…) de formes spéciales, déjà disponibles au coin écriture. Ils les connaissent par coeur: ce sont les outils parfaits!

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Tisser des liens entre la lecture et l’écriture pour donner de la puissance à notre enseignement

Dans la classe d’Isabelle

Cette semaine, à mi-chemin du module d’écriture de textes narratifs, j’observe que mes jeunes élèves sont plutôt habiles à relire leurs textes. C’est pourquoi je sais qu’ils sont prêts à aller plus loin dans la révision et la correction, deux phases importantes du processus d’écriture. Je commence tôt à leur enseigner des stratégies de révision et de correction, car je souhaite que ce travail fasse partie de leurs habitudes. Je ne veux donc pas tarder.

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