Cette série d’articles vise à réfléchir sur l’enseignement du vocabulaire en classe.
Chaque semaine, suite à mes lectures, je résumerai leur contenu, espérant nous aider à construire une meilleure vision de l’importance de l’enseignement du vocabulaire, à développer une compréhension approfondie ainsi qu’à partager des idées concrètes pour la classe.
Pourquoi est-ce important de travailler le vocabulaire?
Le vocabulaire joue un rôle important dans la vie de tout le monde. Un vocabulaire riche aide à apprendre sur le monde, à percevoir de nouvelles idées, à apprécier la beauté du langage, à s’exprimer plus précisément, autant à l’oral qu’à l’écrit, à comprendre les jeux de mots et à s’amuser avec la langue. De plus, un vaste répertoire de vocabulaire facilite les apprentissages dans toutes les matières puisqu’il est directement lié à l’efficacité en lecture et à la réussite éducative en général. La classe est le milieu idéal pour rééquilibrer les écarts qui commencent à se creuser dès l’âge de trois ans.
Peut-être même une nouvelle classe, une nouvelle école, un nouveau niveau (je vous mets au défi de répéter ceci 5 fois!), de nouvelles collègues.
Un déjeuner, des réunions, et, enfin, entrer dans la classe et regarder autour de soi. Prendre une grande respiration devant cette nouvelle année qui commence et commencer à déplacer les meubles.
Aménager sa classe peut sembler anodin, mais au contraire : notre classe révèle ce qu’il y a de plus important pour nous. Elle place une ambiance qui teintera nos attentes:
Dans quelle atmosphère ai-je envie de travailler chaque jour?
Quel univers donnera envie à mes élèves d’y passer leur journée?
Quand on entre dans ma classe, qu’est-ce qu’on ressent?
Est-ce qu’on voit ce qui est important pour moi?
Quand je veux aménager ma classe, je mets les livres en valeur. Il y en a partout.Je privilégie un aménagement qui permet le rassemblement, les échanges et le travail avec un ou des partenaires. J’évite les trop nombreuses décorations qui, on le sait maintenant, constituent souvent des sources de distraction inutiles. Ce qui se trouve sur les murs est attrayant mais utile. Nos murs s’habillent au fil de l’année, au fil des besoins, avec et pour les élèves, au service des apprentissages.
Quand ma classe est en place, je peux ensuite repenser les routines qui seront importantes pour notre classe. Qu’est-ce qui m’aidera, ainsi que les élèves, à être efficaces et productifs? Quelles structures sont essentielles pour soutenir les apprentissages et les comportements? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné avant et comment l’améliorer? La rentrée est le moment parfait pour prendre de bonnes habitudes.
Puis, je peux m’attarder à la pédagogie. Qu’est-ce que j’ai envie de mettre en place cette année pour être plus efficace. Quel dispositif manque à ma pratique? Sans s’éparpiller ou se lancer dans la saveur du mois, vers qui puis-je me tourner pour m’assurer du bien-fondé de ce qui me fait envie afin de mettre mes énergies (et celles des élèves) à la bonne place? Cette année, suite à des rencontres faites au congrès De mots et de craie et dans d’autres contextes de formation et de lectures pédagogiques, j’ai envie de me pencher davantage sur le vocabulaire, sachant l’impact majeur que les connaissances générales et le vocabulaire peuvent avoir sur la compréhension en lecture et la réussite dans toutes les matières.
La rentrée, c’est grisant et étourdissant.
On aménage un local, mais c’est le milieu de vie où les enfants passent le plus de temps dans leur journée.
On met en place des routines, mais enseigner est tout sauf routinier.
On met en place des structures, mais une classe sans un peu de chaos, c’est ennuyant!
On enseigne, mais enseigner c’est continuer d’apprendre.
On se donne, mais on reçoit beaucoup. Quel autre métier peut se vanter de recevoir autant de câlins et de Je t’aime dans une journée?
Un début d’année est une page blanche dont l’histoire sera teintée de petits et grands bonheurs comme de petits et grands défis. Comme un auteur qui ne sait pas toujours comment va finir le roman qu’il vient de commencer, nous avons le choix du narratif. Commençons par un début fort qui donnera envie de tourner les pages… et de se rendre à la fin!
Autres articles sur la rentrée (aménagement, structures, routines) :
Lorsque nous enseignons avec les tout-petits, notre motivation est moussée par leur progression incroyable. Nous accueillons de jeunes auteurs de six ans qui produisent de rapides gribouillis en début d’année. Après quelques semaines, ils écrivent des lettres au hasard, copie certains mots affichés en classe et utilisent les lettres qui correspondent aux sons qu’ils veulent écrire. Après quelques mois, nous nous assoyons sur notre sofa et nous nous exclamons aux deux minutes, au grand désespoir de nos amoureux, car nous pouvons les lire seul.
Travailler avec des enseignantes qui désirent mettre en place les ateliers d’écriture m’amène à réfléchir aux pratiques que je mets en place dans ma classe, et à l’essence des choix pédagogiques que je fais. Accompagner, démontrer, chercher des réponses ensemble et tenter de fournir des explications et des conseils me permet de me questionner à nouveau et de revenir à la base de tout changement de pratique, et de toute décision pédagogique : savoir ce qu’on veut faire mieux, pourquoi on le fait et comment le faire de façon efficace.
C’est la rentrée scolaire et je me perds dans mes « to do list » qui s’entrecroisent. Les réflexions se bousculent tout en se faisant la bise. Tous les tiroirs de ma commode cérébrale sont ouverts en même temps. Cette ambiance de la rentrée donne parfois un petit vertige. Mais pas le genre de vertige qui donne un haut le cœur. Celui qui fait palpiter le cœur de bonheur.
Un texte de Marie-Ève Deault, collaboratrice spéciale, enseignante au Centre de services scolaire des Iles
Je dois avouer que j’ai connu les ateliers d’écriture un peu par hasard … je constate aujourd’hui que c’est encore le plus beau de tous les hasards professionnels que j’ai vécu. J’étais loin de me douter que ce serait le début d’une aussi grande aventure professionnelle, mais aussi une merveilleuse aventure personnelle puisque la vie a placé sur ma route, des personnes avec qui j’ai eu (et avec qui j’ai encore!) l’opportunité de grandir. La communauté autour des ateliers d’écriture est généreuse et bienveillante.
Une participation spéciale d’India Chariatte, enseignante de la Suisse de passage à l’école À l’Orée-du-Bois à St-Lazare, dans la classe de Julie Bouchard
Dans le cadre du module Écrire sur nos lectures (opinion, 2e année), les élèves ont participé à la création d’un projet BookTube. Il s’agit d’une association du mot livre en anglais et de YouTube . Cette activité pédagogique allie la littérature et le numérique afin de permettre aux élèves de partager leurs opinions sur un livre choisi. Un tel projet est généralement réalisé à partir de la 5ème année. Cependant, il est tout à fait envisageable de le modifier afin de pouvoir réaliser un BookTube dès la 2ème année, c’est le cas des vidéos jointes en exemples.
Si vous entrez dans la classe en ce moment, lors de notre période d’écriture quotidienne, vous apercevrez des élèves penchés sur leur texte de manière engagée et vous pourrez ressentir la joie qu’ils éprouvent. Si vous vous approchez pour voir de plus près ce sur quoi ils travaillent, vous verrez Mavie qui rédige un texte d’opinion sur son restaurant préféré en utilisant sa liste de vérification et Camille et Anaïs qui se sont regroupées au fond de la classe pour écrire des biographies en partageant le tableau d’ancrage Comment enseigner aux lecteurs ? qu’elles consultent au besoin. Si vous faites le tour des tables, vous apercevrez Benjamin, Émile, Xavier qui révisent leur texte de fiction réaliste pour s’assurer qu’ils ont utilisé plusieurs stratégies pour mettre de la vie à toutes les pages de leur récit et Louis qui tente de montrer au lieu de dire, se rappelant comment Jane Yolen et Jonathan London le font dans leurs histoires. Vous remarquerez aussi Samuel, Léa-Rose et d’autres élèves qui travaillent à rendre l’écriture de leur histoire vraie plus intéressante pour les lecteurs en repensant la structure ou en travaillant sur l’élaboration. En faisant le tour de la classe, vous devinerez que les élèves ont choisi, pour cette fin d’année, le genre littéraire qu’ils avaient le goût de revisiter, transférant tout ce qu’ils connaissent de l’écriture pour rédiger leurs meilleurs textes de leur vie en vue de la célébration prévue en juin avec nos invités spéciaux : les parents.
Inspiré de diverses formations du groupe Advancing Literacy, dont un atelier de Kelly Laliberté
La rétroaction en cours d’apprentissage est l’un des éléments qui a le plus d’effets sur les compétences en écriture, comme dans le développement de plusieurs compétences ou habiletés. Mais c’est aussi l’un des éléments les plus complexes à mettre en pratique efficacement dans une classe.
Une collaboration de David Lord, enseignant en classe multi
Quand je ferme les yeux et que je me revois en tant qu’élève au primaire, je vois 30 beaux petits pupitres en rangées avec 30 merveilleux enfants curieux qui travaillent dans un cahier et qui attendent que l’enseignante dessine des beaux gros B dans les marges. Loin de moi l’idée de dénigrer l’enseignement que j’ai reçu. Les enseignantes ne ressemblaient pas à de vieilles mégères grises. Mes souvenirs de mes années au primaire sont vivement colorés.
Un entrevue réalisée par Amélie Beaudoin, conseillère pédagogique de français au primaire, grâce à la collaboration de Mélissa Giard, orthopédagogue aux écoles Bruyère (1er cycle) et St-Charles (2e et 3e cycles), Centre de services scolaire des Chênes à Drummondville
Quel est le code de correction utilisé par les élèves en classe?
Est-il le même dans toutes les classes?
L’utilisation du code de correction a-t-elle un impact significatif sur les résultats des élèves?
Votre outil est-il conforme à la grammaire actuelle? Vous semble-t-il significatif pour les élèves?
De quelle façon est-il utilisé par les élèves? Et par les enseignants?
T’as une planif de béton et tu as répété ta performance dans ton salon. Tu te sens prêt pour tes trois ateliers d’écriture de la semaine. Après le premier, tu quittes le soir avec un panier, débordant de créations. Le souper terminé, tu t’assois pour lire et digérer. Tu te questionnes sur comment tu pourras les accompagner. Impossible de tous les rencontrer en trois ateliers. S’en suit une indigestion littéraire et une frayeur qui habite tous les pédagogues… Travailler avec des sous-groupes le lendemain sans perdre le contrôle du groupe.