Recherche

Les ateliers d'écriture et de lecture au primaire

Inspiré de la démarche des Units of Study du TCRWP

Enseigner la lecture à un petit groupe: la leçon de stratégie

Un article d’Isabelle Robert

On connaît la puissance de l’enseignement différencié.  La structure de l’atelier de lecture permet d’organiser des entretiens individuels ainsi que du travail en petits groupes. En effet, juste après la mini-leçon au groupe-classe, la lecture indépendante s’organise ainsi que les entretiens et le travail en petits groupes. Il n’y a rien de mieux pour offrir un enseignement sur mesure et ainsi faire progresser nos lecteurs.

Lecture guidée, lecture partagée, leçon de stratégie… Il existe plusieurs façons de travailler la lecture avec un petit groupe d’élèves (généralement composé de 4 élèves). Aujourd’hui, je vous présente la leçon de stratégie.

 

La leçon de stratégie

 La leçon de stratégie offre du temps aux élèves pour pratiquer une nouvelle stratégie ou revoir une stratégie déjà enseignée.  Elle peut aussi servir à présenter une stratégie qu’on prévoit bientôt introduire à la classe. Parfois, c’est une stratégie que l’on a travaillée lors d’une mini-leçon, de la lecture partagée, de la lecture à voix haute ou de l’étude de mots. D’autres fois, c’est pour venir apporter du soutien aux lecteurs dans le transfert d’une stratégie dans leurs propres livres. C’est souvent lors des entretiens individuels qu’on aura remarqué ce besoin.

Dans ces petits groupes, les élèves auront donc la chance de pratiquer une stratégie ciblée tout en recevant le support nécessaire de l’enseignant qui les guidera, pas à pas, pour qu’ils puissent le faire de façon indépendante.  Pour y arriver, il faudra donc prévoir une séquence de rencontres (3 ou 4), car comme toute chose,  c’est en pratiquant plus d’une fois que les enfants ont le plus de chance d’intégrer la stratégie et d’être efficace dans la pratique autonome.

Quand on rencontre le petit groupe d’élèves pour travailler une stratégie en particulier, on utilisera souvent une démonstration claire et concise. Ensuite, la pratique guidée sera l’élément clé afin que, graduellement, l’élève prenne en charge ce qu’on lui enseigne. Ce que l’on vise est que celui-ci puisse utiliser efficacement la stratégie, et ce, de façon indépendante. On songera donc réduire le support à chaque rencontre pour l’amener vers cette indépendance.

Voici quelques conditions gagnantes pour amener les élèves vers la pratique autonome

  • Maintenir une structure de la période de travail prévisible.
  • Être explicite,faire une démonstration efficace, donner des consignes simples et claires pendant la pratique guidée.
  • Se montrer flexible et à l’écoute des besoins de chacun des élèves pour relâcher graduellement le support au fil des rencontres.

 

La structure de la leçon de stratégie

Lorsque le reste du groupe est en lecture indépendante, on se prépare donc au travail en petit groupe. Tout comme la mini-leçon ou l’entretien, ce travail en petit groupe respecte une structure prévisible :

Connexion et compliment : Pour lancer la période de travail, il est est important d’orienter les élèves sur ce qu’ils feront aujourd’hui en nommant pourquoi ils sont rassemblés.  Ensuite, le temps est venu de faire un compliment afin de renforcer une habileté qu’ils réussissent bien (être précis en nommant cette habileté). Carl Anderson nous rappelle qu’il est aidant de faire un compliment en lien avec la stratégie que l’on souhaite travailler aujourd’hui. Par exemple : « J’ai remarqué que pour lire les nouveaux mots, vous travaillez fort à regarder du début à la fin des mots et à faire le bruit de chacune des lettres. Bravo! C’est une bonne stratégie! Aujourd’hui, je vais vous enseigner qu’il est très aidant de lire les mots partie par partie au lieu de lire lettre par lettre.  Couper les mots en syllabes pourrait vous aider à lire encore plus de nouveaux mots car, souvent, certaines parties de mots doivent être lues ensemble. »

Et comme dans l’exemple ci-haut, après avoir complimenté les élèves, on doit nommer clairement la stratégie qui sera travaillée aujourd’hui.

Enseignement : Le moment est venu de montrer « comment » y arriver. Une stratégie est en fait une procédure pour aider les élèves à arriver à un but spécifique, une grande habileté. Pour enseigner, plusieurs options s’offrent à nous : une courte démonstration, une pratique partagée (en utilisant un court texte de lecture partagée), donner une explication ou un exemple…. Il est important de bien choisir la méthode d’enseignement en considérant le degré de support nécessaire.  On veut être explicite et concis à la fois.  Voici un tableau qui présente des méthodes d’enseignement possibles :

Degré de support Quand choisir cette méthode

Énoncer seulement la stratégie

Léger

-Nous avons pratiqué cette stratégie ensemble avant.

-Je viens juste de démontrer la stratégie dans la mini-leçon.

-Je connais mes élèves et ils sont prêts à commencer si j’offre juste un peu de soutien avant.

Donner une explication et un exemple

Moyen

-Les élèves ont besoin de rappel rapide de la stratégie, mais n’ont pas besoin de démonstration supplémentaire.

-Je veux allouer plus de temps à la pratique guidée, mais je ne crois pas qu’énoncer seulement la stratégie sera suffisant.

-Je connais mes élèves et l’expérience me dit que pour ces élèves, une explication ou un exemple est suffisant pour qu’ils le fassent par eux-mêmes.

Pratiquer la stratégie sur un court texte partagé Moyen-fort

-Les élèves ont réussi à la faire dans la partie Engagement de la mini-leçon (texte partagé), mais ont besoin de soutien pour transférer. Je veux donc poursuivre sur ce qu’ils ont fait avec succès.

-Je connais mes élèves et je sais qu’après un travail sur un texte partagé, ils se débrouillent bien.

Faire une démonstration tout en réfléchissant à voix haute.

Fort

-J’enseigne une nouvelle stratégie.

-J’ai déjà fait une démonstration de la stratégie auparavant, mais en utilisant un texte plutôt différent de leur niveau de lecture de ces élèves, car ils ont un niveau de lecture vraiment différent des autres élèves.

-Je crois que les élèves bénéficieraient d’une autre démonstration de la procédure accompagnée de la réflexion à voix haute.

-Je connais mes élèves et je sais qu’ils se débrouillent bien après une démonstration.

Tiré de Teaching Reading in Small Groups de Jennifer Saravallo, 2010

 

Engagement : C’est la partie à laquelle on accorde le plus de temps. Dès maintenant, il faut coacher les élèves dans la pratique de la stratégie dans leurs propres livres de lecture indépendante. On peut dire : « Maintenant, c’est le moment d’essayer la stratégie dans votre propre livre. » On peut aussi fournir un texte si on croit qu’ils n’auront pas assez l’occasion de pratiquer la stratégie dans leurs propres livres.  Ici, on est à l’écoute de la manière dont chacun s’y prend et on réagit de façon à guider et supporter chacun, de façon individuelle, selon les besoins. On donne plus de soutien à celui qui en a besoin le plus et on soutient juste assez ceux ou celui qui ont moins besoin d’aide. Bref, on donne un soutien « juste parfait » pour que chacun pratique la stratégie dans leur propre livre. On garde en tête que l’on vise la pratique indépendante et que chacun a son propre rythme. On cherche à ce que les quatre élèves travaillent fort, sans s’occuper du travail du voisin et des consignes qui sont adressées aux autres élèves. Cette pratique guidée est du temps de qualité où l’élève travaille à utiliser une stratégie, tout en ayant l’enseignant à ses côtés, à l’écoute pour lui offrir le bon soutien.

Il est important que les consignes données à chacun correspondent au niveau de support dont il a besoin.   Voici une stratégie de lecture et des exemples de consignes. Cette courte liste est ordonnée en commençant par un niveau de support élevé à un niveau de support plus léger.

Lire des mots de plus en plus complexes en segmentant 

  • Tu as lu la première syllabe, maintenant lis la prochaine.(L’enseignante peut montrer comment segmenter).
  • Est-ce que tu as vérifié si toutes les parties du mot sont correctes?
  • Regarde de près ce mot en vérifiant chaque partie.
  • Qu’est-ce que tu as fait pour t’aider?

 

Lien : La période de travail se termine en invitant les élèves à faire ce qu’ils ont pratiqué durant cette période de travail, mais cette fois-ci, seul dans leur espace de lecture autonome. Il est important que les élèves sachent exactement à quoi on s’attend. Pour aider les élèves à s’en rappeler, on peut remettre un papillon adhésif ou un signet qui illustre la stratégie ou bien, pour les plus vieux, ils peuvent garder une trace dans leur carnet de lecture de ce qu’ils doivent continuer de travailler. Ils pourront donc poursuivre ce travail de façon indépendante, en transférant ce qu’ils ont appris aujourd’hui dans la lecture qu’ils feront dans les jours à venir.

Une période de travail en petit groupe dure environ 10 minutes. Il est important que les élèves qui participent à un travail en petit groupe puissent aussi avoir du temps de lecture individuelle.

Afin d’orienter nos décisions lors de la planification de nos interventions menant graduellement  les élèves à la pratique indépendante de la stratégie, ce tableau est vraiment intéressant.

La prise de décision à trois niveaux menant les élèves vers la pratique indépendante
Avant le travail en petit groupe Pendant le travail en petit groupe Au fil du temps
Quelle méthode d’enseignement utiliserez-vous?

·      Démonstration

·      Pratique partagée

·      Exemple/explication

·      Énoncer la stratégie

Quel sera le niveau de support des consignes données à l’élève?

·      Élevé

·      Moyen

·      Léger

Combien de fois ce groupe d’élèves sera rencontré?

Comment allez-vous continuer à soutenir les élèves au fil du temps?

Comment allez-vous soutenir le transfert vers d’autres livres?

Tiré de Teaching Reading in Small Groups de Jennifer Saravallo, 2010

Travailler en petit groupe avec une structure claire et prévisible aide à travailler de façon plus efficace que de mener plusieurs entretiens individuels portant sur la même stratégie.  Nous accordons de l’attention à chacun d’eux, de façon personnalisée tout au long de la partie Engagement de la période de travail. Puisque nous intervenons avec l’un et l’autre, on peut varier nos consignes en offrant le degré de support  « juste parfait » pour l’élève. De plus, cette structure permet à l’élève d’avoir du temps de pratique près de nous pendant qu’on supporte un autre élève et avant que l’on revienne à lui.

Avec cette structure prévisible,  une méthode d’enseignement bien choisie et des interventions sur mesure, voilà une petite période de travail vraiment efficace à mener à l’intérieur même de la période de l’atelier de lecture.

 


Pour aller plus loin :

Jennifer SarravalloTeaching Reading in Small Groups,Heinemann, 2010

Jennifer Sarravello, Le grand livre des stratégies de lecture, Chenelière Éducation, 2015

 

 

Un système de classement des livres pour un environnement pédagogique centré sur la littératie

Un article de Marlyn Grant

Il y a quelques semaines, une enseignante en visite dans ma classe s’est exclamée, en entrant: « Oh! On dirait presque une bibliothèque! ». Au fil des ans, j’ai effectivement réussi à amasser une tonne de livres, car c’est ce qui est important pour moi dans mon enseignement. On dit que quand on entre dans une classe, on peut tout de suite voir ce qui compte pour l’enseignant (voir l’article Ce que nous disent les murs de la classe), eh bien pour moi, ce sont les livres.

Lire la suite

Gardiens et passeurs

Gardiens et Passeurs

 

1

       Les élèves entrent trop souvent dans une librairie comme dans une pharmacie. Ils se présentent au libraire avec la fameuse « liste des livres à lire » comme un patient avec son ordonnance. Ils voient le libraire disparaître dans son officine, la liste à la main, et ressurgir derrière la pile des œuvres « prescrites ». Soit dit en passant, le terme « prescription » ne me paraît pas le plus approprié, s’agissant de la diffusion des livres. Il sent trop sa potion. Une lecture ne relève pas d’une prescription : « Vous me lirez trois gouttes de Mallarmé matin et soir dans un grand verre de commentaire… Un mois d’Éducation sentimentale, et nous verrons ce que donnent vos analyses… À la recherche du temps perdu, n’arrêtez pas le traitement avant la fin. »

Lire la suite

Ce que nous disent les murs de la classe

Un article de Martine Arpin

« Martine, je pense que toi aussi tu devrais faire du ménage, pendant qu’on range nos pochettes de chaises… ». Il n’y a pas une année où je ne l’entends pas, celle-là!

À la fin de la journée, des piles partout, des post-its, des feuilles, des livres, des notes d’entretiens, un tableau d’ancrage tombé… À la fin du mois aussi. Et de l’étape. Tiens, des enseignantes viennent visiter la classe aujourd’hui ? Heureusement que j’ai ma grande armoire bleue pour camoufler quelques trucs… Mais quand une collègue cherche quelque chose, c’est à moi qu’elle vient demander (hein, Jacynthe !). Ma classe, elle est un peu comme ma tête : toujours pleine et un peu désordonnée, mais bien organisée !

Lire la suite

Raconter des histoires à l’oral (Storytelling)

Un article de Diane Bernier-Ouellette

INTRODUCTION

La communication orale est fondamentale.  Dans nos écoles françaises, mes collègues et moi sommes toujours à l’affut de pratiques permettant d’accélérer le progrès de nos élèves, qui arrivent à la maternelle pour la plupart, ne possédant pas ou possédant peu de connaissances au niveau de la langue française. De plus, nous voulons être attentifs aux besoins des élèves qui n’ont pas eu la chance de développer une base solide au niveau du langage en général avant leur arrivée à l’école.

Récemment, j’ai eu l’occasion de me pencher sur deux pratiques prometteuses à ce niveau, lors d’un institut d’été avec Shanna Schwartz : « La lecture répétée d’albums  pour élèves en émergence » et « Raconter des histoires à l’oral ».  Dans le présent article, nous explorerons cette deuxième pratique. Lire la suite

L’importance d’enseigner le processus d’écriture

Un article de Marjorie Kuenzi

Lors de discussion avec des collègues qui souhaitent débuter les ateliers ou sur le groupe Facebook dédié aux ateliers, la question qui revient le plus fréquemment est :

– Quel module choisir pour commencer ? Est-ce que je choisis en fonction de l’âge de mes élèves ou est-ce que je débute avec un des premiers modules ?

Je me suis posé cette question aussi et je me la pose encore quand j’ai une nouvelle classe, que je change de niveau d’enseignement ou lorsque j’accompagne des collègues dans le démarrage des ateliers dans leur class Lire la suite

La lecture répétée d’albums, pour les lecteurs en émergence

Un article de Diane Bernier-Ouelette

En juin dernier, j’ai passé une semaine à approfondir l’enseignement à la maternelle avec Shanna Schwartz, une leadeur principale pour les classes de la maternelle à la 2e année au Teachers College, et Marie Mounteer, une enseignante du préscolaire qui offre du perfectionnement pédagogique au Teachers College. Bien que certaines des pratiques présentées au cours de la semaine ressemblent à ce que nous tentons d’implanter dans les écoles de ma province, il y en a deux qui étaient nouvelles à mes yeux et qui m’ont semblé avoir un grand potentiel pour les élèves de nos écoles situées dans un contexte linguistique minoritaire : « La lecture répétée d’albums pour lecteurs en émergence » et « Raconter des histoires à l’oral » (Storytelling, dont il sera question dans un autre article).  Les deux pratiques sont bien sûr également pertinentes pour les élèves d’un contexte majoritaire. Lire la suite

L’identité du lecteur

Un article de Marlyn Grant

J’ai entendu à quelques reprises parler de l’identité du lecteur, de l’importance de la développer. J’ai trouvé cela vraiment intéressant et plutôt utile. Ça m’a fait réfléchir à ce que je fais quand je discute des livres avec mes élèves. J’ai tendance à oublier de les questionner à propos de leurs choix de livres, que ça soit en entretien, en petit groupe ou en grand groupe. Parfois, je ne pense qu’à enseigner une stratégie, une habileté ou une bonne habitude, alors que je devrais aussi porter attention à leurs choix de livres. Lire la suite

Pour en finir avec l’orthographe

Un article de Martine Arpin

Changer ses pratiques pour enseigner l’écriture demande beaucoup de travail et d’énergie. L’atelier d’écriture répond à un besoin parce qu’il permet enfin de mieux comprendre, organiser et planifier plusieurs aspects de l’enseignement de l’écriture. Quand on s’investit complètement dans ces changements, on découvre des forces et des talents insoupçonnés, autant pour les enfants que comme pédagogue! Mais on devient aussi conscient de nos lacunes! On découvre qu’un changement de pratique mène à un autre, puis un autre… Finalement, on se retrouve avec plus de questions que de réponses, et même si c’est parfois épuisant, la motivation et la compétence des élèves, et la conviction profonde que nous sommes une infime partie importante d’une vision à long terme de l’éducation, mènent au constat qu’il serait impossible de retourner en arrière.

Lire la suite

Le club de lecture

Un article de Marlyn Grant

Quel plaisir de partager avec vous ce que j’ai appris cet été sur les clubs de lecture. J’ai eu la chance d’assister à une formation avec Kathy Collins à ce sujet et j’ai lu son livre Reading for real (2007).

Même si mon expérience se situe surtout au niveau théorique, j’ai travaillé à la préparation d’un premier club de lecture avec ma collègue de 3e année et ensuite, je l’ai expérimenté avec ma classe. Lire la suite

Partenaires de lecture en vedette!

Un article d’Isabelle Robert

Chaque jour, on lit. Chaque jour, on discute de lecture, de livres. Je considère que l’un ne va pas sans l’autre pour cultiver le goût de la lecture chez mes élèves. Mes élèves sont en première année, alors ils ont beaucoup à apprendre à cet égard. Tout d’abord, je m’assure d’être un modèle de lectrice inspirant pour eux. Je parle de mes lectures, de mes habitudes, de mes amies qui me suggèrent des livres, de mes visites à la bibliothèque ou à la librairie, de mes conversations littéraires avec mes amis lecteurs, de mes coups de cœur, de mes découvertes, du prochain livre que je lirai…   Lire la suite

L’écriture partagée et l’écriture interactive: un support à l’atelier d’écriture (partie 2)

Un article de Martine Arpin

L’écriture interactive

Lors des séances d’écriture interactive, d’une durée d’environ 10 à 15 minutes, on travaille plus particulièrement certains aspects techniques de l’écriture. Souvent, l’enseignant amène l’idée, voire les mots exacts à écrire, mais le crayon est partagé avec les élèves. Les élèves participent selon leurs compétences ou besoins. Un élève peut être le responsable des majuscules et de la ponctuation, un autre des espaces, certains peuvent écrire la première lettre d’un mot, un son à l’étude, une règle de grammaire précise. Lire la suite

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑