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Les ateliers d'écriture et de lecture au primaire

Inspiré de la démarche des Units of Study du TCRWP

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Lecture

Le club de lecture

Un article de Marlyn Grant

Quel plaisir de partager avec vous ce que j’ai appris cet été sur les clubs de lecture. J’ai eu la chance d’assister à une formation avec Kathy Collins à ce sujet et j’ai lu son livre Reading for real (2007).

Même si mon expérience se situe surtout au niveau théorique, j’ai travaillé à la préparation d’un premier club de lecture avec ma collègue de 3e année et ensuite, je l’ai expérimenté avec ma classe. Lire la suite

Partenaires de lecture en vedette!

Un article d’Isabelle Robert

Chaque jour, on lit. Chaque jour, on discute de lecture, de livres. Je considère que l’un ne va pas sans l’autre pour cultiver le goût de la lecture chez mes élèves. Mes élèves sont en première année, alors ils ont beaucoup à apprendre à cet égard. Tout d’abord, je m’assure d’être un modèle de lectrice inspirant pour eux. Je parle de mes lectures, de mes habitudes, de mes amies qui me suggèrent des livres, de mes visites à la bibliothèque ou à la librairie, de mes conversations littéraires avec mes amis lecteurs, de mes coups de cœur, de mes découvertes, du prochain livre que je lirai…   Lire la suite

Des lecteurs pour la vie

un article de Martine Arpin

École Normale de Leuze-en-Hainaut, Belgique. Un vendredi matin d’octobre, 10h15.

Je suis attendue avec Yves Nadon pour rencontrer des étudiants en dernière année de Bac. Ils seront bientôt enseignants et nous allons parler écriture dans le cadre de l’un de leur cours. C’est le cinquième groupe que je rencontre en quatre jours. Quatre jours intenses et bien remplis: des étudiants, des enseignants, des professeurs, des éditeurs, des chercheurs. Je suis encore un peu  sous l’effet du décalage. J’ai déjà goûté les frites, les speculoos, les cuberdons et les chocolats, admiré La Grand-Place et la statue de Martine, écouté la légende du Manneken Pis, visité une librairie (la chouette Point Virgule de Namur) à la découverte d’auteurs et illustrateurs belges, visité le salon du livre jeunesse et rencontré avec plaisir Sophie, Élodie, Amandine, Jannique, Joseph, Marie-Luce, Christian, Angélique, Maude, Patricia et les autres : des enseignants et pédagogues extraordinaires et dynamiques. Avant-dernière rencontre, donc, de cette semaine riche en échanges et en découvertes.

Il reste 15 minutes avant la prestation. Le plan change. On doit parler lecture, finalement. On s’est préparé pour écriture. Je connais l’atelier de lecture, j’ai déjà présenté l’atelier de lecture, je vis l’atelier de lecture chaque jour dans ma classe. Mais à deux, c’est différent. Et à deux avec Yves Nadon, c’est d’autant plus intimidant. Yves a parlé lecture à Bruxelles cette semaine, nous allons utiliser son document. Document que je ne connais pas en détail. Je ne me sens pas à la hauteur. J’ai chaud. Je peux sentir mon coeur battre si fort qu’ ils doivent tous le voir à travers ma nouvelle robe Desigual. Ils sont une centaine devant nous. J’ai vraiment chaud.

Dans ma tête, ça tourne à toute vitesse. « Concentre-toi », je me dis. « Tu ne veux pas avoir l’air d’avoir été invitée pour changer les diapositives…Tu connais ton sujet. » J’entends Yves, confiant: « Tu connais ton sujet. Tout va bien aller! » Je pense à ce que je sais de l’atelier de lecture.  J’ai une image de Shanna Schwartz, lors d’un atelier présenté au congrès De mots et de craie en 2016. Elle nous avait fait réfléchir aux comportements authentiques de lecteurs. Elle nous avait fait penser à un lecteur avide que l’on connait. Je suis une lectrice avide. Je veux partager ce bonheur avec mes élèves. Tous les choix pédagogiques que je fais sont en fonction de créer chez eux ce même engouement, cet amour des livres. Trouver le moyen de faire en sorte que la lecture entre dans leur cœur et n’en ressorte jamais.

 

Je sais de quoi je vais parler avec ces étudiants qui deviendront enseignants dans quelques mois. Je vais leur parler de la lectrice que je suis, des lecteurs avides que je connais.

 

De la pile de livres sur ma table de chevet.

Du besoin essentiel de visiter une librairie chaque fois que je vais quelque part.

De la bibliothécaire, et du libraire, qui me proposent des lectures parce qu’ils me connaissent et connaissent mes goûts.

Des livres que je partage avec mes amies et collègues.

Des conversations que j’ai avec eux autour des livres.

Des choix que je fais en fonction des auteurs que j’aime, des sujets qui m’intéressent, des genres littéraires qui me plaisent, des recommandations des critiques littéraires et de mes amis.

Du temps que je prends, chaque soir, avant de m’endormir, pour m’installer et lire: mes rituels de lecture.

Du bonheur de lire dehors, dès que les premiers rayons de soleil un peu plus chauds du printemps pointent sur la terrasse.

De plaisir que j’ai lorsque l’on me fait la lecture.

De l’excitation à découvrir un nouveau coup de cœur, surtout quand je sais qu’il s’agit d’une série et que plusieurs autres tomes m’attendent.

Du ralentissement de ma lecture lorsque j’arrive au dernier chapitre d’un roman que je dévore depuis les premières pages, parce que je ne veux pas l’avoir déjà terminé.

Des romans qui me réveillent la nuit pour que continue de les lire.

Des papillons que je ressens quand je rencontre des auteurs et des illustrateurs que j’aime et que j’admire, comme certains peuvent en ressentir devant leur rockstar préférée.

Des phrases que je prends le temps de relire deux, trois fois, tellement elles sont jolies, touchantes, bien écrites. Que je note, même, parfois, dans un carnet.

 

Et que pour toutes ces raisons, ce que je dois offrir à mes élèves, au-delà des stratégies à apprendre, c’est :

Des livres à la tonne, à leur disposition.

Une enseignante qui partage ses plaisirs de lecture avec eux.

Une enseignante qui fait des suggestions littéraires parce qu’elle connait les livres, les auteurs, les illustrateurs, les différents genres et surtout, elle connait ses élèves et connait leurs goûts.

Des occasions d’échanger entre eux, et avec moi, sur leurs lectures.

 

Des occasions de partager leurs livres.

 

 

 

 

 

 

La permission de choisir leurs lectures.

 

Leur donner du temps pour lire. Un temps suffisant, protégé et réservé.

 

Un espace personnel pour lire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des occasions de créer des habitudes et des rituels de lecteurs.

De leur faire la lecture, chaque jour, avec tout mon intérêt et mon enthousiasme.

 

 

De leur faire découvrir et rencontrer des auteurs et des illustrateurs.

 

De leur relire certains passages, en remarquant la beauté, la finesse de l’écriture.

De leur faire découvrir des séries, des personnages, des mondes auxquels ils s’attacheront et qu’ils voudront retrouver.

 

Quand on enseigne, on est dans un tourbillon. Il y a des attentes, tellement de choses à planifier, organiser, penser, régler. Et dans toute cette effervescence, il faut prendre le temps, au fond, de revenir à la base et de se demander :

Quelle est ma vision de l’éducation, de mon travail?

Qu’est-ce qui est essentiel?

Ce que je fais, pourquoi je le fais?

Que vont-ils en retirer, après la journée de classe, pour toute la vie?

 

J’enseigne en deuxième année. Mes élèves ont 7 ans. Bientôt 8. Quand Clara me dit qu’elle a demandé à sa maman d’aller à la librairie chercher le dernier album de Marianne Dubuc, quand Jacob me dit qu’hier soir, il a promis à sa maman de faire le ménage de sa chambre « promis, promis » pour qu’elle accepte d’aller à la bibliothèque municipale pour aller chercher le tome 4 de Capitaine Static parce qu’il n’est pas disponible présentement à la bibliothèque de l’école, quand Thomas me demande s’il peut emprunter le tome 1 de Capitaine Static parce que Jacob lui en a parlé lors de la « jasette du livre » en classe, quand je termine ma leçon de lecture et que Neta me demande si, même s’il n’est pas dans son sac de lecture personnel, elle peut prendre le livre de Fanfan que je viens d’utiliser pour démontrer une stratégie parce qu’elle a vraiment envie de savoir la fin, quand Cassandra me demande s’il existe d’autres livres de Mercy Watson, quand je vois Jessy faire une pile de livres au début de la séance de lecture et décider par lequel il va commencer aujourd’hui, quand Danya dit à Emilie : « Tu es chanceuse, tu n’as pas lu les livres du Pigeon, encore! J’aimerais ça ne pas les avoir lus pour pouvoir commencer à les lire! », quand Juliette veut écrire une lettre à Céline Comtois pour lui demander s’il y aura d’autres histoires d’Élodie et sa copine parce qu’elle aimerait bien savoir si elles sont encore amies et si elles s’amusent encore dans la ruelle, quand j’arrive de voyage avec un sac rempli de livre est que la classe s’exclame « Wouahhhhhhh! Tu vas tous les lire aujourd’hui, hein! », quand Ève a hâte d’aller au Salon du livre pour rencontrer Lili Chartrand et avoir une dédicace, quand la première chose qu’a faite Isaac quand son grand-papa est venu le chercher en classe est de lui montrer « son espace personnel » de lecture, quand Liliane peut nommer et utiliser dans ses textes les procédés littéraires de certains auteurs qu’elle admire en réfléchissant à ce que ça lui fait vivre en tant que lectrice et à ce qu’elle veut faire ressentir à ses lecteurs, je sais que je ne me suis pas trompée.

Et que la chose la plus importante à savoir quand on sort de l’université et qu’on veut enseigner, s’il n’y avait qu’une chose à apprendre, c’est de comprendre l’importance de notre rôle, notre responsabilité première. Que même si on sait que tous les élèves apprendront à lire, peu importe la manière, la façon dont on enseigne est importante quand on veut leur enseigner à ÊTRE des lecteurs, quand on veut créer des lecteurs pour la vie.  Qu’il est primordial de rendre mon enseignement et l’environnement que je crée pour mes élèves authentiques et inspirants, que je dois moi-même être un modèle de lectrice, que je dois connaitre les oeuvres littéraires et leur créateurs, afin que ce que je fais en classe permette à mes élèves d’endosser le rôle important de lecteur et de devenir des lecteurs pour la vie.

Il est 10h30. Yves a commencé à parler aux étudiants. Je peux enfin commencer à l’écouter, à savourer, tout comme eux, son expérience et sa passion. Je lisse ma nouvelle robe et j’inspire profondément. Quand ce sera mon tour et qu’il me remettra le contrôle des diapositives, je sais ce que je vais leur dire, à ces futurs enseignants…

 

Mon début d’année en lecture

Un article de Marlyn Grant

 

Voici comment je compte commencer l’enseignement de la lecture cette année dans ma classe. Un peu différemment de l’an passé, car j’ai appris de nouvelles choses et j’ai un nouveau groupe à considérer.

Première journée, premier livre : Faire le bon choix !

La première lecture est celle qui donnera le ton à l’année qui vient. C’est Lucy Calkins qui m’a fait réfléchir à l’importance de ce premier livre, celui qui amorcera le début d’une année en lecture. Choisir ce livre est souvent un défi pour moi. Je me questionne, je change d’idée et parfois, je me décide le matin même. Lire la suite

Retour sur notre année de lecteur

Un article de Marlyn Grant

 

Déjà juin, déjà la fin de l’année scolaire. C’est maintenant le temps de faire une rétrospective avec mes élèves sur notre année en tant que lecteur.

Retour sur nos lectures

Je vais commencer par discuter en grand groupe de nos différentes lectures de l’année (narratives, informatives, opinion, poésies). Lesquelles se rappellent ils? De quels auteurs se souviennent-ils ? On peut même faire une enquête. On peut noter les titres, faire des piles de livres (par exemple : par auteur, par genre, etc…). Ensuite, je vais cibler les mini-romans que je leur ai lus.  Je vais placer la dizaine de livres à chapitres  dans un bac et les présenter un à un aux élèves. Je vais en faire un court rappel, juste en montrant la page couverture et quelques images, afin de les aider à se souvenir. On en discute ensemble en grand groupe d’abord, et ensuite ils le font avec leur partenaire. Je laisse les livres à leur disposition, car ils pourront relire certaines parties.

On peut faire la même chose avec les livres que nous avons utilisés pour nos lectures à voix haute, nos lectures partagées, les bacs de table (livres abordant différents thèmes), les bacs d’auteurs, les bacs de livres nivelés, on sort un bac avec ces livres et on les revisite.

J’en profite pour poser quelques questions pour qu’ils  alimentent ou développent une conversation intéressante :

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Les partenaires de lecture

Un article de Marlyn Grant

Le travail en partenariat (ou en tandem) est la pierre angulaire de l’atelier de lecture. C’est une partie importante que l’on doit installer dès le début de l’année, car elle aidera les lecteurs à  progresser. On devra enseigner plusieurs leçons avant que cela ne soit profitable, les enseigner de façon très explicite, et pas juste en début d’année. Aussi, on doit instaurer un climat de classe propice à l’échange. Les élèves doivent être calmes. On veut que cette partie essentielle de l’atelier soit bénéfique à tous nos lecteurs. Lire la suite

La lecture partagée: un exemple de démarche

Un article de Marlyn Grant

La lecture partagée fait partie du modèle de littératie équilibrée. Elle vient en appui aux activités réalisées dans l’atelier de lecture.

Dans le cadre d’une lecture dite partagée, il y a une structure tout comme pour les mini-leçons des ateliers de lecture : réchauffement, et suivi de la lecture en chorale. On peut clore la lecture par une activité ou une extension du texte. Elle est d’une durée d’environ 15 minutes. Elle est destinée particulièrement aux élèves de maternelle et du premier cycle et trouve toute son efficacité à ces niveaux  puisqu’elle a pour but de modéliser les stratégies des décodage et de compréhension de base en lecture, mais rien n’empêche de la faire à d’autres niveaux ou avec des élèves avec des besoins particuliers. La lecture partagée se déroule sur une période de 4 à 5 jours. Lire la suite

Développer une conversation intéressante en lisant à voix haute

Un article de Marlyn Grant

La lecture à voix haute fait partie d’un modèle de littératie équilibrée. Elle soutient l’enseignement réalisé dans le cadre des ateliers de lecture.

Premièrement, pour la lecture à voix haute animée par l’enseignant, on choisit un livre intéressant et accessible pour développer une conversation avec les élèves. Lire la suite

Nouvelle vidéo : L’atelier de lecture dans la classe de Marlyn Grant

 

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Puisqu’une image vaut mille mots, et qu’on a besoin de bons modèles pour nous perfectionner et nous aider à réfléchir, nous ajoutons aujourd’hui une toute nouvelle vidéo sur notre blogue.  Il s’agit d’une mini-leçon de l’atelier de lecture en première année. Marlyn Grant nous ouvre sa porte pour nous démontrer comment l’atelier de lecture peut se traduire en classe. Merci à Marlyn pour cette belle démonstration et sa grande générosité.

Elle s’ajoute donc aux vidéos actuelles de l’onglet Vidéos. Vous pouvez aussi cliquer sur ce lien pour vous y mener directement.

L’atelier de lecture: une mini-leçon dans la classe de Marlyn Grant

 

La lecture autonome en début d’année

Un article de Marlyn Grant

 

Voici quelques pistes de fonctionnement pour la lecture autonome  en début d’année. Dans la période d’atelier de lecture, ce temps de lecture à soi  vient tout de suite après la mini leçon.

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L’atelier de lecture: quelques considérations de départ


Un article de Marlyn Grant

La structure de l’atelier de lecture, comme pour son pendant en écriture, est simple. Cette structure est prévisible, tant pour l’enseignant que pour les élèves, et souple afin de vous permettre d’intervenir selon vos besoins. Si vous enseignez déjà avec une approche en atelier d’écriture, la structure de l’atelier de lecture sera assez familière pour vous. Il inclut des mini-leçons, du travail indépendant ou autonome, des rencontres avec les partenaires et le partage. L’ensemble d’un atelier dure environ 60 minutes.

Pour la majeure partie de la durée de l’atelier de lecture, l’élève devrait être impliqué activement dans sa propre lecture d’œuvres littéraires ou de textes de son choix. En lisant, il met en action un grand répertoire d’habiletés, d’outils et de stratégies. L’enseignement à toute la classe, dans le cadre de mini-leçons, permettra à l’élève d’enrichir ainsi son répertoire de stratégies.

Peut-être que, pendant un même module qui s’échelonnera sur plusieurs jours, l’élève lira entre autres des livres sur les animaux, leur habitat, les habitudes de vie, la nourriture, les méthodes de protection… et, pour un autre module, il lira des œuvres littéraires. Qu’importe le genre étudié, la plus grande partie de l’atelier de lecture est de lire dans tout le sens de ce mot : lire, imaginer, penser, faire des rappels, se questionner, parler, écrire, réviser, comparer, rechercher, et lire encore plus.

La structure de l’atelier de lecture reste à peu près la même tout au long de l’année, mais les contenus d’enseignement varient au fur et à mesure que les élèves progressent en lecture. Les modules sont repartis sur environ quatre à six semaines. Ils sont bâtis en fonction des habiletés de lecture à développer chez les élèves, notamment lors de mini-leçons.

 

Les mini-leçons et le travail autonome

L’atelier de lecture s’ouvre sur une mini-leçon enseignée par l’enseignant pour toute la classe; elle comprend habituellement une rapide démonstration d’une puissante stratégie de lecture. Cette mini-leçon, d’une durée maximale de 10 minutes, veut équiper l’apprenant avec une stratégie qu’il n’utilisera pas juste aujourd’hui, mais à n’importe quel moment où il en aura besoin dans sa vie de lecteur.

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Après les 10 minutes de la mini-leçon, vous invitez les élèves à aller lire. Ils lisent de façon indépendante : en fait, ils lisent seul pendant la majeure partie de l’atelier.

Dans l’atelier de lecture, les lecteurs choisissent leur livre ou leur texte, à leur niveau dans leur bac, et s’assoient pour lire.

Pendant la période de l’atelier de lecture consacrée à la lecture autonome, vous en profitez pour aller voir des élèves et faire des rencontres individuelles, des entretiens, du « papillonnage », de l’enseignement en petits groupes… Vous vous assurez que vos élèves n’ont pas juste bien choisi leurs livres, mais qu’ils mettent en application des stratégies enseignées dans vos mini-leçons selon les défis de chacun. Chaque lecteur a un travail à faire, et ce travail évolue avec nos observations, nos évaluations et en partie avec l’impact cumulatif de nos mini-leçons.

Les livres qu’ils lisent peuvent provenir de la biblio de classe, de la bibliothèque de l’école ou de la ville ou apportés de la maison. Évidemment, ces livres ne sont pas tous nivelés, mais comme vous allez enseigner ou avez enseigné à travers vos mini-leçons à vos lecteurs comment choisir un livre tout en surveillant leur niveau d’habileté, ils devraient être capables de choisir des livres de n’importe quelle provenance. Vous vous attendez à ce que vos élèves choisissent des livres comparables à ceux qu’ils lisent habituellement en classe. Avant ou après l’atelier de lecture, les élèves sont invités (environ une fois semaine) à choisir quelques livres à la fois, afin qu’ils ne perdent pas plusieurs minutes à chercher pendant la période de lecture.

C’est préférable d’avoir un certain volume de livres en classe, s’en procurer un peu partout (bibliothèque, école, maison, échange avec les autres enseignants). Vous pouvez toujours essayer de faire une bonne bibliothèque par cycle, avoir des textes variés qui peuvent intéresser tous les élèves de votre classe. Classer sa bibliothèque de classe par auteur, série, genre, et classer aussi les livres d’information en fonction de thèmes (mammifères, espace, collection, etc.), et aussi y mettre des textes publiés par les élèves. Essayer de ne pas donner accès à tous les livres d’un seul coup : dévoiler certains livres à des moments opportuns. L’importance que vous accordez aux livres devrait paraitre immédiatement dans votre classe, assurez ainsi de mettre votre bibliothèque et votre coin-lecture en valeur.

Les partenaires

Les partenaires sont la pierre angulaire de l’atelier de lecture, vous ne pouvez pas être le partenaire de chaque élève de la classe. Ce partenariat est stratégique. Aussitôt que vous connaissez un peu vos lecteurs, vous leur choisissez un partenaire (pour le module ou même plus). Idéalement, les partenaires doivent lire le même niveau de livres.

La mise en commun

L’atelier se termine par la mise en commun, le partage, un petit moment pour le lecteur de travailler en coopération. Dans les ateliers, les partages sont planifiés, le commencement de l’atelier est aussi important que la fin. Ces quelques minutes vont aider les élèves à continuer leur travail de lecteur à l’extérieur de la classe. C’est souvent un bon moment pour renforcer le transfert, l’organisation ou l’indépendance (l’autonomie).

Au-delà de l’atelier lecture

L’enseignement de la littératie au sens large se poursuit en dehors de l’atelier de lecture. En plus des quelques 50 à 60 minutes de l’atelier de lecture, se poursuivent pour de plus petites périodes de temps différentes : la lecture à voix haute avec discussions, la lecture partagée et l’étude mots/grammaire, autant de thématiques qui feront l’objet de prochains articles sur le blogue.


Inspiré, adapté et traduit librement de A guide to the reading workshop, intermediate grades Chapitre 4 : The big picture of a reading workshop

Élise Gravel, une auteure plus que «ragoûtante» !

Un article de Patricia Forget

Les auteurs de textes informatifs permettent aux lecteurs d’entrer dans leur monde et nous partagent quelque chose sur un sujet qui les passionne. Par leur écriture, ils nous communiquent leur vision de la réalité. Élise Gravel est l’une de ces auteurs.Les mots et les phrases qu’elle choisit captent l’intérêt des jeunes élèves et répondent à leur curiosité naturelle du monde dans lequel ils vivent.

elyse

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