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Les ateliers d'écriture et de lecture au primaire

Inspiré de la démarche des Units of Study du TCRWP

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Lâcher prise

Un article de Martine Arpin

Enseigner virtuellement, c’est aussi apprendre à lâcher prise.

On peut bien préparer un Padlet incluant une multitude d’outils pratiques et d’informations: les tableaux d’ancrage de la classe, des consignes précises pour la lecture à soi, des activités numériques et/ou à imprimer pour rejoindre les demandes et les besoins des parents, des idées pour travailler les mathématiques dans la vie de tous les jours, des livres numériques, des capsules d’enseignement de mini-leçons en écriture préenregistrées, etc…

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Faire autrement pour nos lecteurs et nos auteurs dans un nouveau contexte de classe

Par Marlyn Grant et Isabelle Robert

Dès que nous avons su que nous allions retourner en classe, nous avons commencé à réfléchir à comment organiser le tout.  Dans ce contexte si contraignant, que peut-on faire et comment allons-nous nous y prendre? On se retrouve avec une toute nouvelle réalité de classe, mais nos croyances demeurent les mêmes.

Tout d’abord les livres

Oui, s’il y a une chose qu’on peut donner aux élèves, ce sont bien des bacs remplis de livres. Des livres variés, colorés, drôles… pas juste nivelés. Nous avons choisi de former trois catégories de bacs de livres qui seront remis à nos élèves, selon le niveau de leurs lectures.

  • Des bacs pour les lecteurs débutants (livres avec une phrase et des illustrations aidantes ou facilitantes) ;
  • Des bacs pour les lecteurs qui lisent avec de plus en plus de fluidité (livres contentant plus d’une phrase, mais assez simples à lire, avec des illustrations qui peuvent soutenir le texte) ;
  • Et enfin, des bacs pour les lecteurs plus avancés, avec des livres correspondants à ce niveau de lecture.

Évidemment, dans chaque bac, nous ajouterons des livres informatifs très illustrés (peu importe le niveau de lecture), des livres qu’on a lus cette année, des classiques, des nouveautés, des bandes dessinées. On s’assurera d’offrir à chaque élève un choix varié et une quantité suffisante de livres (environ une quinzaine) pour qu’il n’en manque pas au cours de la semaine. Ce bac restera à côté de l’élève et l’accompagnera du lundi au vendredi. Les livres prendront une pause pendant la fin de semaine et hop, le lundi suivant, le bac ira à côté d’un autre lecteur qui lit des livres d’un niveau de lecture similaire.

Quand le lecteur recevra son bac, il pourra feuilleter les livres qu’il contient et planifier l’ordre dans lequel il les lira. Il pourra tenter de classer ceux qu’il peut lire facilement, ceux qu’il lira au retour des récréations, ceux qu’il utilisera pour travailler certaines habiletés (comme l’aisance-fluidité et l’expression) ou tout autre classement qui lui viendra en tête.

À la fin de la semaine, il serait intéressant d’inviter chaque élève à écrire une critique littéraire à propos d’un livre qui se trouve dans son bac et qu’il a beaucoup aimé, un livre qu’il l’a fait rire, qu’il lui a fait découvrir de nouvelles informations ou pour toute autre raison. Il pourrait y attribuer des étoiles pour indiquer son niveau d’intérêt. Et pourquoi ne pas laisser ce texte dans le bac pour le prochain lecteur ? Quelle belle occasion de travailler l’écriture du texte d’opinion! On pourrait certainement planifier quelques leçons à ce sujet et utiliser des textes modèles divers pour s’inspirer. C’est le temps d’être créatifs!

Voici quelques suggestions de livres qui pourraient se trouver dans les bacs. Comme vous le verrez, il est possible de planifier le contenu des bacs avec une intention précise. Les exemples s’adressent à des élèves de première année, mais vous pourrez les adapter à votre niveau d’enseignement.

  • Des albums du même auteur

Par exemple, les albums de Jean Maubille qui sont habituellement des textes répétitifs, drôles et faciles à lire. Pendant la semaine, on peut faire la lecture à voix haute de quelques albums de cet auteur. Par la suite, on pourra comparer ces lectures avec les livres du même auteur qu’on a déposés dans les bacs des élèves.  Ensemble, on pourra dégager ce que l’on a observé à propos de l’auteur et partager nos passages préférés. Chaque élève pourra aussi s’exercer à lire le livre de son bac avec une voix de vedette. À la fin de la semaine, on pourra faire une célébration. Ceux qui le désirent pourront lire leur livre à voix haute sur leur chaise. Les autres élèves pourront commenter, complimenter, donner une rétroaction. C’est possible aussi de s’inspirer de l’auteur pour écrire un peu à la manière de…

  • Des albums sans texte

La mer de Marianne Dubuc, La vague de Suzy Lee, les BD de Petit poilu, Les trois petits cochons de Rascal, Dessine de Bill Thomson, etc. On peut lire les images, rédiger sur des papillons adhésifs ce que l’auteur aurait pu écrire, développer les compétences à communiquer oralement en racontant l’histoire… On peut aussi proposer aux élèves de devenir des auteurs d’albums sans texte.

  • Des livres de poésie (ou des albums écrits de façon poétique)

Par exemple, la collection Clin d’œil chez Isatis ou Poésies pour la vie de Gilles Tibo. Encore une fois, on pourrait s’en inspirer pour écrire ou pour réciter des poèmes.

  • Des albums d’une même collection

Éléphant et Rosie sont vraiment bien pour travailler les dialogues entre les personnages. Les livrets des éditions Fonfon  (Claudia, Robert, etc.) sont vraiment bien pour écrire de courtes phrases à propos de soi.

  • Des documentaires

Choisir des livres d’informations qui traitent d’un même sujet et en déposer un dans chaque bac. Par exemple, choisir des livres sur les bestioles, sur les planètes, des livres de la collection Tatsu Nagata, etc. On peut faire une écriture partagée à partir des informations trouvées dans les livres ; l’enseignant.e tient le crayon et les élèves partagent les idées.

Nous savons qu’il faudra beaucoup, beaucoup de livres pour bien garnir les bacs de lecture en temps de distanciation sociale, mais ce sera possible, car nous aurons moins d’élèves. Et la bibliothèque de l’école étant fermée, c’est un bon temps pour aller la dévaliser.

Une autre idée que nous avons eue est d’ajouter une fiche cartonnée dans le bac de lecture de chaque élève pour qu’il puisse se faire une liste des livres qu’il aimerait avoir dans son bac la semaine suivante. Peut-être que ce sera un livre lu à voix haute, le tome 2 d’une série, un livre d’un auteur qu’il aime, un documentaire sur un sujet précis, un livre suggéré par un autre élève… Bref, une façon de choisir un peu lui-même les livres pour lesquels il a de l’intérêt. Cette liste nous permettra de nous aider bonifier le bac et à le personnaliser au gout de l’élève.

 

La période de lecture autonome

L’élève devra rester à sa place, on le sait. Toutefois, plusieurs positions de lecture sont tout de même possibles. Il pourra rester sur sa chaise, la tourner pour s’assoir à califourchon, s’assoir sous la table sur un agenouilloir de jardin (ce qui donne l’effet de lire dans une cabane). Et pourquoi ne pas s’assoir sur la table si celle-ci est bien stable ? Selon la configuration de la classe, est-il possible  pour ceux qui sont placés à l’avant de la classe de passer sous leur table pour s’assoir dans une chaise coquille sans être dans la zone d’un autre ami? Est-il possible pour ceux qui sont placés à l’arrière de la classe d’avoir suffisamment d’espace derrière eux pour s’installer dans un petit siège de ce genre ? Essayer différentes positions de lecture prendra quelques jours, mais quand ce sera fait, on pourra se fixer des défis d’endurance en lecture comme on le faisait au début de l’année.

Pour les ateliers de lecture et d’écriture

Étant donné qu’on ne pourra pas se rassembler, il faudra faire preuve de créativité pour former une communauté de lecteurs et d’auteurs à distance. Peut-on créer un petit rituel (une chanson, une comptine…) pour marquer le début de la leçon? Permettre aux élèves de s’assoir sur la table ou le pupitre (si le mobilier est stable) durant la leçon? Se fabriquer une couronne Auteur au travail ou Lecteur au travail pour accompagner les périodes d’ateliers? Nous croyons qu’il est important de s’assurer de marquer, d’une façon ou d’une autre, le début de l’atelier.

En ce qui concerne les leçons, nous croyons que la caméra document sera un incontournable. Lors de la partie Engagement, les discussions entre partenaires seront faites à distance, alors les tandems seront choisis principalement selon l’emplacement des élèves dans la classe. Il est certain que ces échanges se dérouleront à un plus haut niveau sonore, mais nous savons à quel point il est important de les maintenir.

Il faudra sans doute procéder différemment pour les tableaux d’ancrage si on a plusieurs élèves qui se trouvent très loin dans la classe. Nous avons pensé les créer dans un format de 8 ½ x 11 sous la caméra  document pour les projeter au TNI. Tout au long de la semaine, durant la période de travail autonome (en lecture ou en écriture), ils seront ainsi visibles au TNI. À la fin de la semaine, il sera facile de les imprimer et d’en remettre une copie à chaque élève.

Pour la Mise en commun de l’atelier d’écriture, puisque nous aurons difficilement accès aux textes des élèves afin de donner de la rétroaction, et qu’ils ne pourront pas recourir aux conseils de leur partenaire,  nous pensons qu’il sera important d’offrir plus de temps au partage en grand groupe du travail fait durant la période d’atelier. Permettre à un auteur de monter sur sa chaise et de lire à voix haute ce qu’il a écrit, parler de son processus, recevoir des compliments et des conseils pour la suite du travail sera sans doute une bonne formule. Il sera aussi possible de procéder ainsi lors de l’Enseignement de mi-atelier. Privilégier la rétroaction plutôt que l’enseignement durant cette pause de mi-atelier sera une option gagnante à notre avis. Ces moments de partage seront importants pour prendre en note les besoins des élèves afin de planifier les prochaines leçons.

La Mise en commun de l’atelier de lecture sera aussi un moment privilégié pour permettre à un élève de lire à voix haute un extrait de son livre, de faire le rappel de l’histoire, de partager ce qu’il a appris, de parler des personnages. Il y a plusieurs possibilités, mais on tentera d’être en lien avec la leçon du jour. Se mettre debout derrière sa chaise ou monter sur celle-ci pour partager nous semble être aussi une belle idée pour cette mise en commun.

La lecture à deux sera un beau défi. Est-ce que lire à deux à distance est réaliste? On le verra bien en l’essayant. Il faudra établir des règles et modéliser différentes possibilités. Et s’ajuster, c’est certain. Pourquoi ne pas offrir des livres jumeaux pour permettre aux élèves de lire ensemble, en étant éloignés, et de discuter d’une même lecture ?

Pour les entretiens, dans un monde idéal de distanciation sociale où tous les élèves auraient accès à une tablette électronique, on pourrait organiser des visioconférences pendant la période de lecture ou d’écriture autonome. Des rencontres entre partenaires peut-être…  Il y a certainement des avenues à explorer de ce côté si ce matériel est accessible à vos élèves.

Publier les textes plus fréquemment est une bonne idée pour avoir accès à ceux-ci de plus près.  Si les publications reposent sur les tables pendant la fin de semaine, au retour, on pourra les récupérer et les étudier attentivement afin de cibler les besoins et d’ajuster notre enseignement. On pourrait choisir de déposer les textes des élèves sur une plateforme numérique utilisée par la classe (Seesaw, Padlet, etc.) De cette façon, les élèves auraient facilement accès aux textes de leurs pairs. Ceux-ci pourraient aussi être partagés à la maison et les parents pourraient être invités à y laisser des commentaires.

En lecture, établir un rituel festif de partage entre lecteurs sera bien pour la communauté que nous sommes, car nous craignons que l’aspect social de la lecture perde un peu de plumes.  Nous multiplierons les moments où les élèves feront la lecture à voix haute aux autres élèves de la classe. Ce sera une occasion d’apprentissage pour développer l’aisance-fluidité et la lecture expressive. Ce sera également une opportunité pour partager un coup de cœur littéraire et pour donner le gout aux autres lecteurs d’ajouter ce livre sur la liste de ceux qu’ils aimeraient retrouver dans leur bac la semaine suivante. On pourrait instaurer Le vendredi partage!

Comme vous le voyez, il existe des façons de faire qui seront différentes, mais qui conviendront à cette nouvelle réalité si contraignante. Vous avez surement pensé à de nouvelles façons de faire, vous aussi. Réinventons l’école. Ce ne sera pas pareil. Beaucoup de deuils à faire. Comme le dit Richard Robillard, psychopédagogue, on doit être positif et optimiste face à la réalité. La bienveillance, la joie, le partage feront partie des ingrédients essentiels de ce court chapitre. L’important est que les élèves y trouvent des repères. On fera du mieux qu’on peut. On accueillera tout ça et on s’applaudira haut et fort sur l’incroyable capacité d’adaptation que nous avons, nous, les enseignant.e.s.

Bon retour collègues !

 

 

 

Un bon moment pour réfléchir sur ses pratiques

Un article de Martine Arpin

Série Réflexions pédagogiques en temps de pandémie

Les nouvelles réalités d’accompagnement de nos élèves font ressortir certaines compétences qui ne sont pas nécessairement les mêmes qu’en classe, ou qui prennent une importance différente. Tout en restant fidèle aux valeurs et aux croyances pédagogiques qui animent notre enseignement en classe, on doit planifier notre enseignement différemment, s’organiser différemment, utiliser ce que nous avons à portée de main ou d’écran. Mais surtout, on doit être vraiment efficace, précis et concis dans notre enseignement. C’est vrai dans la classe, ça l’est encore plus virtuellement.

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Rendre l’enseignement virtuel aussi magique que possible

Série Réflexions pédagogiques en temps de pandémie

Un article de Martine Arpin

« Tout ce qu’on fait depuis toujours pour les ateliers de lecture et d’écriture mène à ce moment que nous vivons. C’est maintenant que ça arrive ! C’est le moment où les élèves peuvent pleinement prendre conscience, ainsi que les enseignants, de ce que signifie : “Tu es l’auteur de ta vie ! Tu as une vie de lecteur !”. » Lucy Calkins

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L’essentiel en début d’année pour l’atelier de lecture

Un article de Marlyn Grant

Les vacances sont terminées, notre cerveau travaille activement à réfléchir à l’année scolaire qui s’en vient, et à se demander comment on va mettre tout cela en place. Une des ressources à notre disposition est ce « super » blogue, où il y a une foule d’articles sur les ateliers de lecture et d’écriture. Génial… mais comment s’y retrouver, par quoi commencer pour ne pas perdre de temps, être efficace, et aller à l’essentiel?

J’ai pensé qu’écrire un article sur les articles pourrait être utile pour organiser et préparer l’atelier de lecture dans votre classe. Et si vous connaissez déjà l’atelier, ces articles vous permettront de vous rafraichir la mémoire. Je tenterai d’être brève, car ici, pas de nouveau contenu. Plutôt une carte routière qui vous permettra de vous y retrouver, et vous allez assurément vouloir lire ou relire quelques articles cités en entier ou en partie. Cela s’avérera utile si vous voulez essayer de mettre en place de nouvelles pratiques, ou tout simplement en ajouter à celles que vous avez déjà.

Vous trouverez donc : le titre de l’article (si vous cliquez dessus, le lien direct vers l’article apparaitra), une photo, une brève description et un résumé du contenu. Cela vous permettra de voir si vous avez besoin ou non de lire chaque article et de cibler ceux qui vous intéressent… on oublie vite parfois. Tout comme pour les élèves, la dégringolade de l’été peut toucher les enseignants aussi !

Mon début d’année en lecture

Dans cet article, il s’agit d’un exemple de la façon dont on peut commencer l’enseignement de la lecture, de l’atelier de lecture.

          – Le choix de notre premier livre, celui qu’on lira à voix haute la toute première fois à nos nouveaux élèves.

          – Préparation de bacs de livres

          – L’atelier de lecture, les premiers pas

          – Commencer à connaître mes lecteurs (discussion sur les livres,   observations,…)

         – Lectures à la maison

L’atelier de lecture, quelques considérations de départ 

Les étapes et la description de l’atelier.

  • Explication de la structure de l’atelier, les parties de l’atelier
  • Les mini-leçons et le travail autonome
  • Brèves explications sur « La mise en commun »

La lecture autonome en début d’année 

Ce genre de lecture fait partie de l’atelier de lecture, c’est la partie qui est à la base de l’atelier, les élèves lisent, lisent et lisent.

  • Chacun sa place (plan de classe)
  • Travailler l’endurance
  • Les livres à sa pointure

Les partenaires de lecture

Nous voudrons installer rapidement nos tandems, les partenaires sont la pierre angulaire de l’atelier.

  • Le choix des partenaires
  • Leur rôle
  • Nos intentions
  • Les façons de travailler avec son partenaire

La lecture partagée : un exemple de démarche

Vraiment important de commencer les lectures partagées dès le début d’année (surtout en 1re année). Les élèves ont ainsi la chance de réussir à lire un livre ce qui les aide à développer leur confiance, travailler leur fluidité.

  • Avant : Le réchauffement
  • Pendant : Jour 1 à 5
  • Après…

Développer une conversation intéressante en lisant à voix haute

 

Il est essentiel de lire à nos élèves à voix haute avec une (des) intention. s ciblé. es. Ainsi, ils pourront entendre un modèle, ce qui leur permettra aussi d’approfondir la compréhension de l’histoire, de discuter du livre, d’écouter les différents points de vue, etc. Ainsi, il sera plus aisé pour eux de reproduire ces comportements et ses questionnements, et de comprendre et utiliser les stratégies de compréhension, lorsqu’ils seront seuls face à un livre.

  • Avant la lecture
  • Pendant la lecture
  • Après la lecture

Un système de classement des livres pour un environnement pédagogique centré sur la littératie

Évidemment, nous voulons que nos livres soient utilisés, lus par nos élèves. Qu’il y ait un roulement, une diversité.

– Bibliothèque de classe

– Différentes sortes de bacs

– Bacs de table

– Bacs de livres personnels de chaque élève

 

Le mur de mots 

Un incontournable pour l’atelier. Ce sont des mots fréquents que les lecteurs retrouveront dans leurs livres. On présente quelques mots à la fois, et on les étudie attentivement.

  • Qu’est-ce qu’un mur de mots
  • Pourquoi utiliser le mur de mots
  • Comment choisir les mots
  • Quelques façons de travailler les mots

Utiliser les prénoms des élèves dans notre enseignement (premier cycle, maternelle)

 

J’ai toujours très hâte de voir la liste de mes élèves, cet article vous donnera des idées pour travailler les différentes notions de base : stratégies de décodage, la conscience phonologique, l’étude des mots, etc. à partir des prénoms et travailler ainsi la lecture en allant chercher l’affectif.

  • Par quoi commencer
  • Beaucoup d’occasions de lire et d’écrire les prénoms

L’identité du lecteur

 

Si l’on veut connaître davantage nos lecteurs, voici quelques pistes de réflexion.

  • S’identifier comme lecteur
  • Apprendre à se connaître
  • Comment les faire progresser

L’importance de la constance et de la rigueur dans les ateliers de lecture et d’écriture

Le dernier de la liste, mais non le moindre. Comment arriver à implanter les ateliers en classe, et à tenir le rythme ?

  • Questionnement
  • Une façon de faire
  • L’horaire
  • Quelques considérations

Voici quelques titres de livres pédagogiques intéressants pour aller plus loin, à lire ou à relire sur la lecture. Et bientôt, Chenelière publiera du livre L’atelier de lecture, fondements et pratiques, adapté par Isabelle Robert, qui deviendra assurément un incontournable.

 

En espérant que la lecture ou relecture de ces articles vous aidera à replonger dans l’atelier de lecture, ou à y faire votre premier saut. D’autres articles viendront cette année enrichir la pratique, possiblement sur la connexion entre l’atelier de lecture et d’écriture, la célébration en lecture, l’évaluation, etc.

Bonnes lectures, bonne rentrée !

Revenir à l’essentiel

Un article de Martine Arpin

Cette semaine, j’ai passé une journée avec un groupe d’enseignants, de conseillers pédagogiques et de cadres des services éducatifs d’une commission scolaire pour parler des ateliers d’écriture. Un groupe de passionnés qui veut s’investir dans les changements de pratique pour que les élèves apprennent mieux.

Quand je rencontre des pédagogues pour parler d’écriture, j’ai toujours le souci de provoquer des prises de conscience. Au-delà des concepts concrets liés à l’enseignement de l’écriture, il y a une vision derrière cette approche qui est plus grande que l’écriture, plus grande que nous. C’est une vision à long terme de l’éducation qui sous-tend le besoin de changement de pratique. C’est l’idée que chacun de nous, à partir du moment où un enfant entre dans le système scolaire et jusqu’à ce qu’il en ressorte, constitue une partie de l’échafaudage qui leur permet de devenir les grandes personnes qu’ils voudront être. Un morceau de la construction d’une société dont nous souhaitons faire partie et que nous faisons émerger par les citoyens qu’ils deviendront.

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Comment créer des partenariats puissants pour encourager la révision

Un article de Martine Arpin

« Ils n’utilisent pas les outils que je prépare. Pourtant, mes affiches sont vraiment belles. Toutes informatisées. De belles couleurs. Ils ont plusieurs d’outils dans leur dossier et ne les utilisent pas non plus. »

« Ils ne transfèrent pas ce qu’ils ont appris. »

« Je ne vois pas ce que j’enseigne dans leurs textes. »

« Pourquoi ne le font-ils pas ? Pourtant, je leur ai enseigné. Je n’arrête pas de le répéter… »

« J’ai l’impression qu’ils ne travaillent pas vraiment quand ils sont avec leur partenaire. »

« Je ne peux pas me cloner… comment mieux les soutenir ? »

Tous les enseignants sont un jour ou l’autre aux prises avec ces questions, ces constats. Lorsque ça m’arrive, j’essaie toujours de me rappeler un enseignement précieux d’Amanda Hartman : La première question que l’on doit se poser quand les élèves ne font pas ce qu’on pense qu’ils devraient faire, c’est : « Qu’est-ce que MOI je peux faire autrement pour qu’ils le fassent ? » Lire la suite

La jasette du livre: une composante qui supporte les ateliers de lecture et d’écriture

Un article de Marlyn Grant

J’aime aller visiter des classes. Je trouve que c’est l’un des meilleurs moyens pour apprendre et faire grandir les idées. Passer la journée dans l’environnement d’une autre enseignante avec qui je partage des affinités pédagogiques, m’imprégner du lieu, de l’ambiance, voir sa structure, ses façons de faire… Chaque fois, j’en ressors avec de bonnes idées pour améliorer ce que je fais. Dans les classes d’Annie et de Julie, j’ai eu la chance d’assister à la jasette du livre.  Ça a piqué ma curiosité et j’ai décidé de l’essayer.

C’est une activité sympathique, pas compliquée et enrichissante pour les lecteurs/auteurs, qui s’insère facilement dans une routine de classe. C’est une façon invitante de commencer la journée et de faire le transfert des apprentissages. C’est aussi une bonne occasion d’intégrer les compétences à réagir aux textes et à apprécier des œuvres littéraires.

Qu’est-ce que la jasette du livre ?

Ce sont des discussions entre les élèves qui sont peu dirigées, plutôt informelles, à propos des livres qu’ils lisent. Chaque jour, la structure reste la même, ce sont les propos qui changent. La discussion est soutenue à l’aide de tableaux d’ancrage et de rétroactions. Les élèves parlent entre eux des livres qu’ils ont lus la veille à la maison. Pour ma part, mes élèves apportent à la maison deux livres chaque soir. Ces livres sont de différents genres, nivelés ou non. Je leur enseigne explicitement comment on fait et comment on est pendant la jasette à l’aide de mini-leçons que je fais environ une fois par semaine. Ces leçons seront axées sur les différents sujets qu’on peut aborder avec nos copains et les comportements attendus. Depuis que j’ai commencé la jasette du livre dans ma classe, je trouve qu’ils savent maintenant comment discuter de livres de façon autonome. Ils ont un certain bagage, entre autres grâce à l’atelier de lecture et d’écriture et tout le travail fait avec les partenaires et les clubs de lecture.

Voici donc une façon originale et accessible de travailler l’oral en classe.

Ça s’adresse à qui ?

On peut faire la jasette du livre à tous les âges. Bien entendu, l’évolution de la discussion et la profondeur des propos varieront. Et imaginez un instant si tous les niveaux d’une même école le feraient, wow !!

 

Ça sert à quoi ?

La jasette du livre peut nous aider ou sert à développer différents aspects comme :

Développer le langage oral

Provoquer une discussion autour des livres

S’exprimer, échanger

Donner son opinion

Parler entre copains

Choisir de quoi l’on veut parler

Poser des questions

Formuler des réponses

Connaître plus de livres

Développer notre vocabulaire,

Utiliser le livre pour prouver nos propos

Faire le rappel de notre livre

Discuter avec plusieurs personnes, avec quelqu’un d’autre que leur partenaire

Connaître les goûts de ses copains

Développer leurs goûts personnels

Entendre parler de livres vers lesquels les élèves ne seraient pas nécessairement attirés

Etc.

La jasette du livre encourage la lecture à la maison, car les élèves sont redevables, ils devront parler de leur livre chaque matin et échanger avec un autre élève. J’explique aux parents ce qu’est la jasette du livre dans le plan de travail, ou à la rencontre de début d’année, et leur demande de discuter eux aussi avec leur enfant.

On fait ça comment et à quel moment ?

Habituellement, la jasette du livre est la première chose qu’on fait le matin en classe. Certaines classes accordent 5 minutes environ, chaque jour,  en demandant aux élèves de cibler un seul aspect de discussion parmi les choix qui s’offrent à eux. Cela évite aussi les dérives dans les discussions ou d’avoir à gérer des comportements. Quand on sait qu’on a peu de temps, on va droit au but et l’on n’a pas le temps de se désorganiser. Comme ils aiment bien la jasette, et qu’elle devient vite populaire, ils se dépêchent à se déshabiller et faire leur routine du matin. Ils sont disponibles, et comme ils ont lu leurs livres le soir avec leur parent, ils sont prêts à en discuter. Mes élèves apportent leur pochette de livres au coin rassemblement et s’installent à côté d’un copain, ils ont le choix des partenaires. Évidemment, on veut qu’il fasse seul les bons choix, et si cela leur a bien été enseigné (grâce à l’atelier d’écriture et de lecture),  vous n’interviendrez pas souvent. Par contre, j’insiste pour qu’on ne se place pas toujours avec la même personne tous les matins. Ils peuvent jaser à 2 ou à 3. Ma collègue leur demande de jaser à quatre. De cette façon, elle les prépare pour le club de lecture. Dans d’autres classes, ils sont à une table et discutent avec la personne près d’eux. Dans ma classe, ils peuvent jaser maximum 15 minutes, j’utilise la minuterie.

À quelle fréquence ?

En première année, je commence en janvier, environ 3 à 4 matins par semaine. Je les prépare à parler de leurs livres à partir du premier jour de classe, mais je commence la jasette du livre enseignée seulement après Noël. Je considère que j’ai eu du temps pour leur enseigner à parler de leurs livres. De plus, ils lisent beaucoup plus, et leurs livres sont plus intéressants pour la discussion. Dans les classes de 2e année que j’ai visitées, ou chez les plus grands, cette routine de la jasette du livre est instaurée dès le début de l’année. Les enseignantes remarquent des bénéfices lors des clubs de lecture ou quand, en écriture, les élèves doivent écrire des lettres d’opinion sur les livres qu’ils lisent. Ils ont déjà un bagage à l’oral tellement important pour faciliter le passage à l’écrit.

Quel est le rôle de l’enseignant pendant les discussions ?

Je prends le temps de les écouter parler, parfois je participe à la discussion, ou j’en repars une autre. À d’autres moments, je les aide à rester concentrés et je leur murmure parfois quoi dire à leur interlocuteur quand je sens qu’ils ne savent plus trop quoi dire ou quoi répondre. On peut discuter de la façon dont les conversations qu’ils ont pendant la jasette du livre les aident en tant que lecteur, dans l’atelier de lecture et d’écriture, dans le club de lecture, pour la lecture partagée et à voix haute. En entretien de lecture, on peut revenir sur des propos qu’on a entendus, aller plus loin avec un livre. J’apprends aussi à connaître mes élèves, leurs goûts, leur opinion. Je suis aussi responsable de varier les sujets de discussion selon le temps de l’année, le module en cours, les stratégies enseignées ou à enseigner…  Je décide aussi parfois de fournir à certaines équipes des versions réduites du tableau d’ancrage pour les guider. Je l’envoie aussi parfois aux parents pour leur donner des pistes d’accompagnement pour la lecture à la maison.

 

 

 

 

 

 

La dernière partie de la jasette

Je termine toujours la jasette du livre par quelques questions et échanges. Je les questionne, leur demande de quoi ont-ils parlé, ce qu’ils ont appris, etc. On discute ensemble, ils nous montrent leur livre, la page ou l’endroit de ce dont ils parlent. J’en profite pour revoir avec eux les différents sujets possibles lors de leur discussion et les invite à varier. Je les piste parfois pour le lendemain. Dans d’autres classes, la jasette se termine en choisissant le passage où le livre dont ils discuteront le lendemain, sans discussion supplémentaire. Cela dépend du choix de l’enseignant concernant le but de ce moment, du temps disponible et de différents facteurs. Un retour n’est pas toujours nécessaire si les élèves sont en discussion et l’enseignante participe aux échanges quotidiennement. Mais il peut aussi parfois être intéressant de souligner à voix haute les comportements d’échanges efficaces et productifs, autant que les discussions riches, ne serait-ce que pour encourager les élèves à continuer et à reproduire ces bons coups.

 

Petits trucs pour que ça fonctionne

 Être présent, participer, leur faire voir que ça vous intéresse.

Avoir un coin rassemblement, ou du moins cibler un endroit qui sera toujours le même

Insister pour changer chaque jour de question ou de sujet de discussion

Reprendre leurs propos, citer ce que vous avez entendu… ou ce que vous aimeriez entendre

Permettre aux élèves qui sont parfois seuls de relire leur livre, d’écouter les autres ou de se joindre à une équipe en place.

Mettre en évidence les tableaux d’ancrage

Au besoin, arrêter pendant quelque temps pendant l’année, et reprendre plus tard

La jasette du livre s’intègre bien dans un programme de littératie équilibré et à la routine de classe, elle fait partie du développement de la compétence à communiquer oralement. Elle soutient aussi toutes les facettes de la compétence à lire et à écrire. Encore une fois, nous voulons développer des lecteurs efficaces, engagés et qui adorent lire !!

 

Un système de classement des livres pour un environnement pédagogique centré sur la littératie

Un article de Marlyn Grant

Il y a quelques semaines, une enseignante en visite dans ma classe s’est exclamée, en entrant: « Oh! On dirait presque une bibliothèque! ». Au fil des ans, j’ai effectivement réussi à amasser une tonne de livres, car c’est ce qui est important pour moi dans mon enseignement. On dit que quand on entre dans une classe, on peut tout de suite voir ce qui compte pour l’enseignant (voir l’article Ce que nous disent les murs de la classe), eh bien pour moi, ce sont les livres.

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Le club de lecture

Un article de Marlyn Grant

Quel plaisir de partager avec vous ce que j’ai appris cet été sur les clubs de lecture. J’ai eu la chance d’assister à une formation avec Kathy Collins à ce sujet et j’ai lu son livre Reading for real (2007).

Même si mon expérience se situe surtout au niveau théorique, j’ai travaillé à la préparation d’un premier club de lecture avec ma collègue de 3e année et ensuite, je l’ai expérimenté avec ma classe. Lire la suite

L’écriture partagée et l’écriture interactive: un support à l’atelier d’écriture (partie 2)

Un article de Martine Arpin

L’écriture interactive

Lors des séances d’écriture interactive, d’une durée d’environ 10 à 15 minutes, on travaille plus particulièrement certains aspects techniques de l’écriture. Souvent, l’enseignant amène l’idée, voire les mots exacts à écrire, mais le crayon est partagé avec les élèves. Les élèves participent selon leurs compétences ou besoins. Un élève peut être le responsable des majuscules et de la ponctuation, un autre des espaces, certains peuvent écrire la première lettre d’un mot, un son à l’étude, une règle de grammaire précise. Lire la suite

Le mur de mots

Un article de Marlyn Grant

 

Y a-t-il un mur de mots dans votre classe?

À quoi ressemble-t-il?

De quelle longueur est-il?

Quel genre de mots? Pourquoi les avez-vous choisis? Comment avez-vous choisi vos mots?

Comment les enfants l’utilisent-ils?

À quelle fréquence y faites-vous référence?

Voilà plusieurs questions qui portent à réflexion…

Et voici quelques réponses …

Le mur de mots est un outil essentiel pour les jeunes auteurs et lecteurs qui vivent l’atelier d’écriture et de lecture. Il leur permet de connaître par cœur des mots fréquents qu’ils retrouveront dans leurs livres et qu’ils utiliseront dans leur texte.

Ça rend les textes plus faciles à lire et à écrire, c’est la même chose pour les livres, car ils arrivent à lire certains livres grâce à ces mots.

À quoi peut ressembler un mur de mots

Il existe plusieurs sortes de murs de mots. Les mots y sont souvent classés par ordre alphabétique, par thèmes ou par classes de mots, surtout chez les plus grands. Il y en a des colorés, certains qui prennent plus de place que d’autres. Il est idéalement situé dans un endroit central dans la classe, visible, dégagé et bien identifié.

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